Abdelkrim Abada: « Bouteflika n'est pas le propriétaire du FLN »

Publié le 21.05.2015, 10h29 par La Rédaction | 1716 vues | 0 Commentaires

Abdelkrim Abada: « Bouteflika n'est pas le propriétaire du FLN » Abdelkrim Abada, le coordinateur des redresseurs du FLN en Algérie

Abdelkrim Abada, le coordinateur des redresseurs du FLN en Algérie

Abdelkrim Abada a bien fini par lâcher le morceau. Parlant de la relation du président d’honneur du parti avec le secrétaire général du parti qu’il a lui-même intronisé, il a affirmé que le «FLN n’appartient pas à Abdelaziz Bouteflika» mais qu’il est la «propriété de ses militants». 

Abdelkrim Abada, qui intervenait, hier mercredi dans le forum du quotidien El Wassat, a néanmoins soutenu que depuis son intronisation comme tel lors du 8e congrès rassembleur, «Bouteflika ne s’est jamais impliqué», il aurait même «récusé» ce poste honorifique. 

Mais quid de la position de ce président d’honneur que d’aucuns estiment appuyer le secrétaire général du parti ? Pour Abada, cette position de Bouteflika a «deux lectures : soit qu’il est mal informé par le cercle qui gère et impose Amar Saâdani soit alors il est consentant».

Et dans ce dernier cas de figure, le coordinateur des redresseurs du FLN s’adresse à Bouteflika : «vous vous trompez M. Bouteflika. Le FLN n’appartient pas à Boufeflika il est la propriété de ses militants»  

Pour ce qui est du 10e congrès tant controversé, et au cas où la justice ne leur donnerait pas gain de cause dans leur recours portant remise en cause du quitus de l’administration, ce n’est pas pour autant la fin du monde quoique il avoue son «espoir à ce qu’elle nous donne raison».  

Un congrès que Abada qualifiera de «carnaval» et de «cirque Amar».

«On ne prépare pas un congrès en quelques semaines. Même du temps du parti unique, on prenait jusqu’à une année pour préparer un rendez-vous du genre. Le FLN est un grand parti qui a un contrat social, pas une association religieuse ou caritative», ironisera-t-il.

Et de poursuivre en estimant que ce congrès est préparé dans des conditions inédites, avec presque tous les mouhafedhs et les chefs de kasmas «désignés» alors que les statuts du parti stipulent que ces responsables soient «élus».

Encore, estimera-t-il, que ces nouveaux responsables désignés sont pour leur majorité des «illettrés» citant en exemple le cas d’Alger. Un procédé obéissant à la logique de «l’allégeance et de la chkara».  

Abada ne manquera pas de rappeler que pour le même motif, le 8e congrès sous l’ère de Ali Benflis a été annulé car 8 mouhafedhs seulement étaient transitoires».

Et de s’interroger : «Pourquoi cette restructuration la veille de ce congrès préfabriqué, sur mesure ? Les conditions règlementaires et objectives ne sont pas réunies. Le comité central est le seul responsable de l’organisation du congrès. Pourquoi donner le quitus pour une partie alors que la division dans ses rangs est flagrante ?» 

Soutenant que le parti traverse une crise multidimensionnelle : d’identité, de confiance, de représentation d’organisation et structurelle, Abada démentira Saâdani quant à sa prétention de rajeunir les rangs du parti.

«C’est juste une manœuvre de plus car au sein du parti, les jeunes et les intellectuels des deux sexes ont eu de tout temps une place de choix au sein du parti.» 

Source: Soir d'Algérie

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