Algérie : El Watan TV subit les foudres du gouvernement algérien

Publié le 13.10.2015, 23h34 par La Rédaction | 126 vues | 0 Commentaires

Algérie : El Watan TV subit les foudres du gouvernement algérien El Watan Tv a été fermée par le gouvernement algérien

L’entretien de l'ancien chef de l'AIS (Armée islamique du salut), Madani Mezrag, diffusé en direct par El Watan TV, a mis le feu aux poudres. Ce dernier en a profité pour invectiver et menacer le président en place, Abdelaziz Bouteflika, qui lui interdit toute latitude pour créer son parti. La chaîne a donc en conséquence été fermée par les autorités algériennes relate le Huffington Post.

Cette interview n’a donc pas été au goût du gouvernement qui a pris ces mesures « drastiques », lundi 12 octobre, pour « atteinte au symbole de la République ». Un journaliste d’El Watan TV visiblement choqué et scandalisé témoigne : « Ils nous ont fait sortir du siège un par un. Nous sommes en face de l'entrée et la police est en train de le sceller. » Et pour cause, l’essai risque d’être transformé puisque le ministère de la Communication a annoncé dans la foulée que la fermeture serait définitive « conformément à la loi » indique le communiqué.

Madani Mezrag n’est pas inquiété pour le moment

Aucune plainte n’a encore été déposée contre le principal intéressé. Une anomalie judiciaire pure et simple pour les employés du média sinistré : « Pourquoi le gouvernement ferme-t-il El Watan TV, mais n'arrête pas Madani Mezrag ? » s’exprimaient-ils incrédules auprès de RFI. Les menaces proférées par l’ancien chef terroriste étaient pourtant particulièrement équivoques comme le souligne le Monde : « Bouteflika nous oblige à lui répondre avec virulence… S’il ne revoit pas sa position, il va entendre de ma part ce qu’il n’a jamais entendu auparavant. »

Dès lors, un journaliste du site internet de la chaîne parle même d’un mépris gouvernemental à leur égard : « Mezrag a été invité à la présidence pour discuter de la future constitution. Il occupe tous les plateaux et parle comme il veut. Ce que nous avons subi, c’est de la hogra. »

D’autres chaînes pourraient connaître le même sort

Ce marasme judiciaire pourrait perdurer. La loi algérienne précise en effet que les chaînes privées domiciliées à l’étranger doivent demander une accréditation pour ouvrir un bureau dans le pays afin d’émettre sur le territoire. Le ministère de la Communication a spécifié que « sur la quarantaine de chaînes privées diffusées en Algérie, seules cinq ont des bureaux accrédités, les autres étant seulement tolérées. » C’est en espèce bien le cas pour El Watan TV note le média français, car elle émet depuis Chypre et possède son siège social à Londres.

Depuis l’ouverture du champ audiovisuel local à la sphère privée, il s’agit de la deuxième structure fermée par les autorités après Atlas TV, en mars 2014.

La Rédaction

 

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