Algérie : la mort de la petite Nihal enflamme le pays

Publié le 09.08.2016, 15h24 par La Rédaction | 186 vues | 0 Commentaires

Algérie : la mort de la petite Nihal enflamme le pays Algérie : la mort de la petite Nihal enflamme le pays

La terrible tragédie du meurtre de la petite Nihal, dont le corps a été retrouvé deux semaines après sa disparition à Aït Toudert (Kabylie) le 21 juillet dernier, a considérablement ému la population algérienne. Beaucoup ont même remis à l'ordre du jour le débat sur la peine capitale pour sanctionner le geste de ravisseur(s) sans scrupule.

Alors que les enlèvements d'enfants n'arrivent pas à être endigués par les autorités locales (plus de 200 recensés pour la seule année 2013), la disparition de Nihal Si-Mohand, faisant suite à plusieurs autres drames intervenus à l'automne 2015, a créé un vent d'émotion et de dégoût collectif très important au sein de la société algérienne qui n'en peut plus.

De nombreux commentaires sur les réseaux sociaux ont ainsi appelé à la peine de mort pour les crimes les plus odieux, sanction qui rappelons-le est toujours autorisée par la Constitution du pays mais qui fait toutefois l'objet d'un moratoire depuis 1993, rappelle le site l'Humanité.

L'opinion publique pour la peine capitale ?

Néanmoins, Alger semble encore très hésitante sur ce dossier, comme le laisse entendre Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme : « L’exécution de la sentence de mort impliquerait de renoncer aux engagements découlant de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Cela ternirait l’image du pays », a-t-il tempéré.

Mais ces arguments, Abderrahmane Arrar, président du réseau Nada pour la protection des droits de l’enfant, n'en veut pas et le clame avec véhémence : « La protection de la vie des innocents et des faibles est l’affaire de la justice et c’est à elle seule d’infliger des sanctions modèles contre ces criminels ! »

Quoi qu'il soit, une tristesse infinie était palpable dans la foule qui accompagnait la dépouille de la jeune défunte hier au cimetière Ain El Beida d’Oran; une tristesse à la hauteur de l'horreur qui habite le coeur de son/ses assassin(s).

L'enquête, quant à elle, poursuit son cours mais aucune piste n'est encore privilégiée pour le moment, indique la gendarmerie.

Mathieu Portogallo

Source : L'Humanité

 

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