Algérie : la purge continue au sommet de l’Etat

Publié le 02.10.2015, 17h29 par Mathieu Portogallo | 122 vues | 0 Commentaires

Algérie : la purge continue au sommet de l’Etat La purge continue au sommet de l'Etat algérien

Hocine Benhadid, général algérien à la retraite, a été interpellé mercredi 30 septembre à son domicile par les gendarmes. Il avait donné quelques jours auparavant une interview dans laquelle il critiquait les proches du président en place, Abdelaziz Bouteflika, ainsi que l’Etat-major.

Cette arrestation fait suite au « limogeage », le 13 septembre, de l’ex-patron des services de renseignements algérien, le général Toufik et à l’emprisonnement d’un proche de ce dernier le 27 août, le général Hassan. Cette série démontre la volonté du gouvernement de reprendre la main sur le Département du renseignement et de la sécurité (DRS).

Selon le média El Watan, l’arrestation d’Hocine Benhadid a été « musclée, expéditive et aucun motif précis ne lui aurait été fourni. » Le général est actuellement placé sous mandat de dépôt par le Tribunal militaire. Cette décision en haut lieu serait l’œuvre d'Ahmed Gaïd Salah, le chef d’état-major et vice-ministre de la Défense, fortement contesté par l’intéressé dans l’interview. Le quotidien francophone précise qu’une plainte pour « divulgation de secret militaire » auprès du ministère de la Défense serait à l’origine du processus judiciaire.

Une longue série d’arrestations

Si des changements notoires aux postes clés de l’armée avaient déjà été effectués par le président Bouteflika et ses proches au mois de juillet, la purge au sommet de l’Etat prend un virage à 180 degrés avec la mise de côté des généraux Hassan, Toufik et donc Benhadid depuis peu.

El Watan relatait fin août que le général Hassan avait été écroué dans une prison de Blida proche d’Alger. L’ex-leader du Scorat (Service de coordination opérationnelle et de renseignement antiterroriste) avait subi les dommages collatéraux de la guerre des tranchées entre El Mouradia, siège de la présidence, et le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS). Pour rappel, le SCORAT est aujourd’hui sous tutelle de l’Etat-major algérien.

Quant au Général Toufik, un communiqué de la présidence annonçait mi-septembre « son admission à la retraite ». Cette personnalité éminente des services secrets locaux en avait été le dirigeant pendant 25 ans et était considéré comme l’un des « faiseurs de Roi » par son influence extrêmement importante dans le pays.

Mathieu Portogallo

 

 

 

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