Ali Benflis: les propos de Gaïd Salah sont gravissimes et inédits

Publié le 10.06.2015, 11h28 par La Rédaction | 860 vues | 0 Commentaires

Ali Benflis: les propos de Gaïd Salah sont gravissimes et inédits Ali Benflis

Ali Benflis

Ali Benflis qualifie la dernière lettre du chef d’état-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense nationale au secrétaire général du FLN de «gravissime» et d’«inédit».

Dans un communiqué rendu public, hier, le promoteur du parti de l’Avant-garde des libertés qui tient son congrès constitutif samedi et dimanche prochains, estime que Ahmed Gaïd Salah a commis simultanément «trois fautes majeures».

La première, d’ordre «moral» puisque selon lui, ladite lettre «octroie le monopole du patriotisme à un parti et l’érige en dépositaire unique et exclusif de l’histoire et de la mémoire nationales».

La seconde, politique, «implique nos forces armées dans le domaine de la compétition politique qui n’est pas le sien et dont elle contribue à fausser les règles par son intrusion injustifiée et injustifiable ».

La dernière bévue est de nature constitutionnelle pour Benflis, qui estime que ladite lettre «ignore le statut d’institution républicaine de l’ANP et porte directement atteinte à l’esprit et à la lettre de la Constitution dont les dispositions pertinentes déterminent rigoureusement les tâches nationales qui lui sont assignées ».

Considérant que «l’ANP est le bras armé du peuple et qu’en tant que telle, elle ne peut être solidaire d’une partie contre les autres, le rempart de la République et non d’un parti et une armée populaire», l’ancien chef du gouvernement et ex-secrétaire général du FLN pense que cette missive de Gaïd Salah à Amar Saâdani est de «nature à perturber, tant la cohésion de nos forces armées que celle de la nation elle même ».

Elle s’insère, également, «dans le contexte général de la vacance du pouvoir et de la déshérence des institutions» et «s’inscrit clairement dans une stratégie qui se met en place et par laquelle le régime politique tente d’en sortir en se reproduisant ou en se clonant».

Une stratégie du «désespoir, lourde de périls pour l’Etat national qui est notre bien le plus précieux», pour Benflis qui appelle à ce que «nos forces armées s’en tiennent à leurs missions républicaines et, à travers elles, à la défense de la seule cause qui vaille, celle de la préservation de l’Etat national et de la cohésion de la nation». 

Source: Le soir D'Algérie

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