Corruption: Rachid Nekkaz dénonce le scandale des procès

Publié le 28.05.2015, 12h00 par La Rédaction | 1696 vues | 0 Commentaires

Corruption: Rachid Nekkaz dénonce le scandale des procès Rachid Nekkaz dénonce le scandale des procès

Rachid Nekkaz

Tout en qualifiant les procès en cours traitant des dossiers de corruption et de dilapidation des deniers publics, de simples «pièces de théâtre», Rachid Nekkaz défend pour une «amnistie générale».

«Il n’y a pas d’autre solution à la grave crise économique et politique que traverse le pays qu’une amnistie générale pour tous ceux qui ont volé ou dilapidé l’argent public», estimait-il, hier, au forum du quotidien El Wassat. Et d’évoquer le tristement célèbre ex-FIS ou encore le défunt président du Haut-Comité d’Etat, Mohamed Boudiaf, pour appuyer sa plaidoirie.

«Le parti dissous s’est vu chiper une victoire électorale pour avoir exprimé sa volonté de demander des comptes avec les résultats que l’on sait : 200 000 morts et une économie réduite presque à néant et Boudiaf a été liquidé en direct à la télévision pour la même raison», expliquait l’ancien candidat à la candidature à la présidentielle du 17 avril 2014. 

Et si cette option était perçue comme une prime à la rapine ? Rachid Nekkaz, tout en admettant ce risque, n’en pense pas moins que cette amnistie était la «seule solution à même d’aider le pouvoir à sortir par la grande porte». 

Seulement, cette amnistie, n’en bénéficieront pas ceux qui «se seront évadés à l’image de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, que je ne lâcherai pas».

Regrettant que le Premier ministre avoue 16 ans après la gravité de la situation économique du pays, Nekkaz se demande pourquoi le gouvernement persiste à ne percevoir de solution que dans la poursuite de «l’exploration et de l’exploitation du gaz et du pétrole».

Ceci avant qu’il ne dénonce la faiblesse du gouvernement qui, selon lui, «ne peut pas résister face aux multinationales», estimant que le pays est «sous une pression terrible de la France qui nous colonise économiquement».

«On ne peut penser à l’avenir du pays avec une gouvernance qui a peur de l’étranger», ajoute Nekkaz pour qui cet état de fait découle d’un «manque, voire de l’absence de légitimité».

D’où son projet de marche qu’il compte entamer à partir de Tlemcen le 18 octobre prochain devant le mener à Alger le 1er novembre avec comme mot d’ordre, des élections présidentielles anticipées.

Un choix de l’itinéraire loin de relever du fortuit, celui qui dit attendre la réponse du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales à propos de sa demande de création d’un parti depuis juin dernier affirme qu’il s’agit pour lui de «remettre le pouvoir officiel sur la capitale».

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