Crise économique: les aveux du premier ministre Sellal

Publié le 27.05.2015, 12h22 par La Rédaction | 1407 vues | 0 Commentaires

Crise économique: les aveux du premier ministre Sellal Abdelmalek Sellal, premier ministre algérien

Abdelmalek Sellal, premier ministre algérien

Crise en Algérie - Les aveux du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avant-hier, quant à la gravité de la crise du pays n’ont pas été, comme il fallait s’y attendre, pour «déplaire à l’opposition».

Loin de «s’applaudir» puisque, selon des chefs de partis de ce pan de la classe politique, il ne s’agit pas de «s’attribuer des glorioles alors que le pays sombre dangereusement dans l’abîme».

Mais le constat est là, le chef de l’exécutif encense l’opposition en faisant sien son diagnostic qu’elle n’a de cesse de crier depuis des mois. La crise dont avertissait l’opposition est bien là et c’est Abdelmalek Sellal qui en fait l’aveu. 

Mais une question coule de source : peut-on «traiter» cette crise avec le même personnel ou presque qui a eu à «gérer» la période faste de l’opulence ? Certainement pas et ce ne sont pas les légers liftings opérés tout récemment à certains niveaux de responsabilité qui permettront d’y voir une volonté de faire face à cette sombre perspective.  

Sans le soutien du peuple à qui il sera inévitablement demandé d’en supporter le poids, aucun exécutif ne pourra prétendre à la prouesse d’affronter cette crise sans une légitimité. Un point constituant le nœud gordien du bras de fer entre l’opposition et le pouvoir.

Le gouvernement est responsable de la crise économique

«La faillite de l’économie algérienne est enfin reconnue après des années de mensonges et de constats erronés. Dans les pays qui se respectent, la sentence aurait été la démission de tous ceux qui sont responsables de cette crise accrue. Si les autorités ont enfin avoué la gravité de la situation et que le naufrage approche, elles sont toutefois incapables d’en endiguer les conséquences et de trouver des solutions à la gravité de la crise. Sellal, qui déclare que la situation est sous contrôle, doit savoir que son gouvernement est inapte et que les Algériens ne leur font même pas confiance pour la gestion de la petite épicerie du coin. 

Abdelaziz Belaïd : pour un dialogue global

«Le gouvernement ne peut pas gérer les affaires du pays tout seul. L’association des partis et de la société civile est plus que primordiale. Il y a nécessité d’un dialogue qui ne doit faire l’économie d’aucun secteur : économie, social, culture,… seul à même de pouvoir faire face à toutes les éventualités.»

Noureddine Bahbouh : « le pouvoir fonctionne par improvisation »

«C’est quand même paradoxal. Ce dont nous avertissons à chaque fois, le pouvoir l’adopte après non sans avoir au préalable diabolisé et traité de tous les noms l’opposition. Quand on a averti de la dégringolade des cours du pétrole, on nous a accusés de prôner un discours alarmiste et pessimiste, quand on a parlé de transparence des élections, on nous a encore accusés de courir après des postes, quand on a traité du gaz de schiste et de la nécessité d’ouvrir un dialogue, on nous a collé l’étiquette de déstabilisateurs du pays et d’attenter à sa sécurité. Pourtant, cette opposition qui avertit, qui prévoit, qui a le sens de la perspicacité et de la prévoyance est dans son rôle contrairement au pouvoir qui fonctionne par improvisation. Mais l’Histoire et le temps ont bien fini par donner raison à cette opposition.» 

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