Le président Bouteflika a violé son 4e mandat

Publié le 11.06.2015, 15h18 par La Rédaction | 750 vues | 0 Commentaires

Le président Bouteflika a violé son 4e mandat Abdelaziz Bouteflika a violé son 4e mandat

Louisa Hanoune: Abdelaziz Bouteflika a violé son 4e mandat

Louisa Hanoune estime que le pays est dans un état d’esprit pré-révolutionnaire, et appelle à encadrer la combativité des salariés, des jeunes pour barrer la route aux oligarques et leurs complices. Un nouveau terrorisme version Daesh. 

C’est là, la principale résolution du comité central du PT réuni vendredi et samedi derniers en session ordinaire et dont la secrétaire générale a fait part, hier, lors d’une conférence de presse.

Une résolution qui signifie la fin de la grâce que le parti a, jusqu’ici, concédée au président de la République et dont les dernières décisions et démarches ont eu raison. Il y a d’abord le message au secrétaire général du FLN «attribué » au président de la République.

Un message «inédit, hideux», pas digne de notre pays», dit-elle, estimant que Abdelaziz Bouteflika a, de la sorte, violé son mandat lui qui a été réélu en tant que candidat indépendant et qui s’est toujours dit «le Président de tous les Algériens».

Et d’aller plus loin en affirmant que la «mission présidentielle a été «très réduite». Une lettre à laquelle a succédé, ensuite, une autre, celle du vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP au même Amar Saâdani. Une missive que Hanoune qualifie de «dérive dangereuse et anticonstitutionnelle. Elle constitue un facteur de déstabilisation et de la fragilisation de la colonne vertébrale du pays».

Ceci avant qu’elle n’estime qu’elle ne constitue point une continuité du message de Boueflika mais plutôt «une preuve d’une concurrence féroce entre plusieurs cercles d’intérêts au sein même de la présidence de la République».

«On est en train d’assassiner l’Algérie au nom du président de la République», lâche-t-elle, qualifiant cette multitude de démarches et de décisions dans une stratégie de «pratiques subliminales inédites ayant pour but d’atteindre la capacité de discernement en installant la terreur et dire que les jeux sont faits». Des décisions, qui, ajoute-telle, préparent l’avènement de l’irréparable.

Ceci même si elle estime que «la roue de l’Histoire ne fait pas marche arrière. C’est au mieux ou au pire». Et parce que le bateau Algérie est «ivre comme s’il n’y avait personne au gouvernail, sans boussole, pouvant chavirer et sombrer à tout instant», la mafiotisation de l’économie se fait à grande échelle avec une cascade de scandales de corruption et qu’il y a une «tendance généralisée à la prédation» et «une caporalisation des institutions et du gouvernement », et qu’il n’y a pas de volonté politique pour retourner au peuple, la secrétaire générale du PT appelle à «encadrer la combativité des travailleurs, des jeunes pour barrer la route devant les oligarques et leurs complices».

«Seul le peuple est capable de se faire une issue car sa patience a trop duré. C’est un processus constituant par le bas pour chasser l’oligarchie et ses parrains. Les Algériens prennent conscience et font preuve de maturité et nous sommes un facteur de clarification », explique Hanoune. 

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