L'enquête consacré sur les secrets du 4e mandat de Bouteflika

Publié le 14.04.2015, 7h16 par La Rédaction | 1782 vues | 0 Commentaires

L'enquête consacré sur les secrets du 4e mandat de Bouteflika Le président de la république, Abdelaziz Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika, le président de la républiqué algérienne

Dans sa dernière livraison, l’hebdomadaire Jeune Afrique a consacré une enquête sur les « Secrets du 4e mandat de Bouteflika ». Réalisé par le journaliste d’investigation Farid Alilat, ce dossier retrace le contexte dans lequel le président Bouteflika, bien que très malade- a réussi à renouveler son « bail » à la tête de l’Etat. 

« Pourquoi et comment, malgré un AVC qui l’a cloué dans un fauteuil roulant, le président de la République a décidé de rempiler en 2014. Enquête sur une candidature qui aura fait couler beaucoup d’encre », annonce le magazine en Une.

Jeune Afrique débute son dossier par la maladie du chef de l’Etat.  Le magazine présente les conditions dans lesquelles le président Bouteflika a été trouvé par sa sœur Zhor le samedi 27 avril 2013, dans la résidence d’État de Sidi Fredj, à 30 km à l’Ouest d’Alger.

Le journaliste décrit un homme allongé sur son lit, immobile, visage déformé. Abdelaziz Bouteflika est victime d’un AVC. Après plusieurs mois d’hospitalisation dans des établissements de l’armée française, Bouteflika s’en sort avec de lourdes séquelles. Mais sa tête fonctionne toujours.

J.A explique comment il a fait croire à son entourage qu’il n’allait pas se représenter. « Lors d’une audience en décembre, le chef de l’état lui glisse ces mots énigmatiques : ’’Travaille pour ton compte, continue les visites et parle de moi en bien aux Algériens. Il ne faut pas qu’ils m’oublient’’. », a affirmé Bouteflika à Abdelmalek Sellal, son Premier ministre.

Il n’est pas le seul à se faire embobiner. « Abdelaziz Belkhadem est reçu à Zeralda dans la première semaine de janvier 2014. La rencontre dure onze minutes. ’’Travaille pour ton compte. Tu as toutes tes chances’’ », lui dit le président. Le chef des services de renseignements, le général de corps d’armée Toufik, n’y échappera pas.

Dans ce dossier, le magazine énumère les possibilités mises sur la table durant la période de convalescence de Bouteflika. Il aurait voulu triturer la constitution pour créer un poste de vice-président et tenté de convaincre Mouloud Hamrouche pour se présenter comme colistier et lui céder totalement le pouvoir au bout de deux ans. Mais rien n’y fait.

On tente alors d’imposer l’option Sellal. C’est Abdelaziz Belkhadem qui aurait convaincu que face à Ali Benflis, Abdelmalek  Sellal ne ferait pas le poids. « Belkhadem multiplie les mises en garde. A Gaïd Salah et au général Toufik, qu’il rencontre séparément, il déclare en substance : ’’Benflis fera une bouchée de Sellal si ce dernier se présente contre lui’’. Au président, il dira encore : ’’Vous, dans un fauteuil, vous feriez plus de voix que Sellal’’… » Le chef d’état-major de l’armée n’en disait pas moins quelques jours auparavant. « Si Benflis se présente, arguait-il devant le chef de l’Etat, personne ne pourra le battre. Ni Sellal, ni Ouyahia, ni personne d’autre. Il faut que vous vous portiez candidat. » écrit encore Farid Alilat.

Selon Jeune Afrique, l’annonce officielle, le 19 janvier 2014, de la candidature d’Ali Benflis aurait tout chamboulé. Le chef de l’Etat maintient le suspense  jusqu’au 22 février 2014, quand il demande à Sellal d’annoncer à partir d’Oran sa candidature pour un 4e mandat. Les jeux sont faits. Il sera ainsi réélu le 17 avril 2014 à 81,53 % des suffrages exprimés.

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