Qui désignera le successeur du président Bouteflika ?

Publié le 31.05.2015, 13h18 par La Rédaction | 1641 vues | 0 Commentaires

Qui désignera le successeur du président Bouteflika ? Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika

Pour le président du Front national algérien (FNA), l’Algérie, 50 ans après son indépendance, «continue d'être soumise» à son ancien colonisateur, la France. D’ailleurs, estime- t-il, la visite annoncée de François Hollande en Algérie aura pour seul but : donner son quitus pour celui qui succédera au Président Bouteflika !

A croire Moussa Touati, l’Algérie n’a jamais été indépendante. C’est plutôt de l’Elysée que viennent les décisions et pas d’El Mouradia ou des Tagarins. Visiblement convaincu, l’ancien candidat aux élections présidentielles d’avril 2014, soutient, bec et ongles, qu’actuellement rien ne se fait ou ne se décide en Algérie sans l’aval et l’approbation des dirigeants français…

D’ailleurs, a-t-il juré hier lors d’un point de presse tenu en son siège, la visite, dans quelques jours, du Président français François Hollande, annoncée par les médias français, s’inscrit dans le cadre d’un agenda bien déterminé : «Valider les contours de la prochaine Constitution algérienne et également donner son aval pour le successeur de Bouteflika».

Pour le président du FNA, le pouvoir en Algérie n'a jamais été maître de sa décision et reçoit les ordres de la France, et ce, depuis 1962. «La survie et l’avenir de l’Algérie sont tributaires de la présence et de l’influence de la France en Algérie», atteste-t-il.

Par ailleurs, le conférencier soutient que la solution à la situation politico-économique dans laquelle baigne l’Algérie passe par…«une indépendance réelle de l’Algérie».

Et d’appeler plus loin à l’élaboration d’une charte nationale définissant le futur régime de l’Etat algérien, qu’il soit présidentiel, semi-présidentiel ou parlementaire.

«La charte nationale doit être soumise au peuple. Elle doit également consacrer la souveraineté du peuple et lui rendre le pouvoir de gérer ses affaires après des années d’exclusion», a-t-il expliqué.

Et de plaider, dans le même registre, pour une «reconstruction de la société afin de lui permettre de retrouver son homogénéité, en accord avec le message des martyrs et la proclamation du 1er Novembre 1954». 

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