Côte d’Ivoire : l’émergence n’a jamais été aussi proche

Publié le 23.06.2017, 12h26 | 74 vues | 0 Commentaires

Côte d’Ivoire : l’émergence n’a jamais été aussi proche
 
D’après le Fonds Monétaire International (FMI), la croissance ivoirienne devrait avoisiner les 7,7 % par an entre 2017 et 2019. Et si le pays a encore du pain sur la planche pour atteindre l’émergence à l’horizon 2020, celui-ci enchaîne les victoires et semble être sur la bonne voie, à tel point que la communauté internationale se montre des plus confiante. 
 
Le « miracle » économique ivoirien se poursuit : en 2016, le pays a affiché un très enviable taux de croissance de 8 %, et le gouvernement s’est félicité d’avoir atteint ses objectifs en matière d’inflation (contenue autour de 1 %) et de déficit budgétaire (4 % du PIB). Pour 2017, les prévisions du FMI restent optimistes, et ce malgré la chute de plus de 35 % des cours du cacao dont le pays est le premier producteur mondial.
 
« La Côte d’Ivoire a connu un impressionnant redressement économique depuis 2012, et les perspectives restent bien orientés », constatait le directeur général adjoint et président par intérim du conseil d’administration du FMI, Mitsuhiro Furusawa, en janvier dernier. « Néanmoins, il faudra du temps pour faire reculer la pauvreté, développer le capital humain et combler les lacunes des infrastructures », prévenait-il.
 
Le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire reste en effet assez élevé (46,3 %) ce qui signifie que le gouvernement doit encore faire des efforts pour assurer une croissance inclusive. Et pour cela, le pays d’Alassane Ouattara peut compter sur le soutien des principales institutions financières internationales, notamment le FMI et la Banque mondiale (BM). La BM a ainsi débloqué, le 2 juin 2017, un crédit de 120 millions de dollars (60 milliards de francs CFA) pour financer le Projet d’infrastructures pour le développement urbain et la compétitivité des villes secondaires (PIDUCAS).
 

La Côte d’Ivoire s’attaque à la pauvreté

 
« La Côte d’Ivoire enregistre une croissance économique soutenue depuis 2012. Pour que cette croissance soit durable, il faut un nouveau modèle de développement solidaire, qui passe par un maillage de villes secondaires plus compétitives, en mesure d’étayer l’investissement, la croissance et la réduction de la pauvreté dans l’ensemble du pays », expliquait Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, lors de l’octroi de ce crédit.
Les villes de San Pedro et Bouaké seront les principales bénéficiaires du financement alloué par l’institution financière. La première devrait voir les accès routiers au port et à l’aéroport s’améliorer, tandis que la seconde devrait voir la route qui la traverse du nord au sud s’élargir ainsi que la création d’un parking poids lourds pour « éviter les engorgements et faciliter les transports ».
 
Et la BM n’entend pas s’arrêter là : « Outre le secteur public, le projet bénéficiera aussi au secteur privé, puisque des particuliers, des entreprises et des coopératives tireront profit du programme d’appui à l’entrepreneuriat dans les deux villes et aux alentours ; en particulier les femmes, qui sont très présentes dans les petites activités commerciales et de production », s’enthousiasmait Pierre Laporte.
 

Les investisseurs et la communauté internationale toujours présents

 
Par ailleurs, la Banque mondiale se veut rassurante pour l’avenir et affirme que les crises qu’a connues le pays ces derniers mois « ne vont pas dissuader les investisseurs ». Joaquim Levy, le Directeur général et chef du département des finances du groupe de la Banque mondiale soutient en effet que l’institution financière « travaille avec les autorités ivoiriennes sur les politiques publiques aussi bien que sur les instruments de financement du secteur public pour avoir l’équilibre ».
 
De son côté, le ministre ivoirien du Budget et du portefeuille de l’État, Abdourahmane Cissé, a indiqué qu’en dépit des réductions budgétaires, le gouvernement « reste toujours dans une logique forte d’investissement ». Et d’ajouter : « Quand vous regardez ce qui a été fait au cours de ces dernières années, 60 % des investissements ont été faits par le secteur privé, 40 % par le secteur public. Nous souhaitons que le secteur privé continue de nous accompagner ».
 
Sur le plan politique, le soutien de la communauté internationale semble également acquis. La Côte d’Ivoire va ainsi devenir membre du Conseil de sécurité de l’ONU, une élection accueillie « avec fierté et satisfaction » par le président Alassane Ouattara. Le groupe parlementaire « Agir pour le peuple », qui a tenu à féliciter le président de la République et tous les membres du gouvernement, voit dans cette élection la possibilité d’aller encore plus loin dans la réduction de la pauvreté, le renforcement de la sécurité et la consolidation de la réconciliation et la paix parmi les Ivoiriens. La Côte d’Ivoire semble ainsi avoir toutes les cartes en main pour réussir son pari : l’émergence en 2020.
 
J. Lavallé
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