Gambie : Yahya Jammeh ne veut pas abdiquer

Publié le 19.12.2016, 19h19 par La Rédaction | 32 vues | 0 Commentaires

Gambie : Yahya Jammeh ne veut pas abdiquer

Si le leader de l'opposition, Adama Barrow, a brillamment remporté les élections gambiennes le 1er décembre dernier avec près de 50% des voix contre 42,6 pour le président sortant, Yahya Jammeh (7,6 pour le troisième candidat), ce dernier doit actuellement faire face à la fronde de l'homme aux cinq mandats consécutifs.

« Les Gambiens réalisent soudain qu’Adama Barrow a réussi ce que personne n’avait réussi à faire depuis l’indépendance de la Gambie, en 1965 : une alternance démocratique », soulignait le Monde suite au dépouillement des votes.

Mieux, Y.Jammeh avait publiquement reconnu sa défaite dans la foulée, lui qui dirigea le pays d'une main de fer durant 22 longues années. Autant dire qu'un tel épilogue n'était pas gagné d'avance.

Ces doutes se sont pourtant avérés légitimes, puisque le chef de l'exécutif a décidé de contrattaquer récemment en saisissant la Cour suprême gambienne. Et cela, pour remettre en cause l'issue du scrutin et garder son trône.

Un pays à feu et à sang ?

Depuis, les inquiétudes se font légion au sein de la communauté internationale et notamment au niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), dont les présidents n'ont cessé de clamer « qu’ils se rendraient à l’investiture de M. Barrow et prendraient toutes les mesures pour faire respecter les résultats de l’élection. »

Une annonce que Y.Jammeh avait très vite réprimé, du moins verbalement : « Si vous vous hasardez à m’attaquer, la Gambie, terre de mes ancêtres, sera le tombeau de tous vos soldats. Aucun ne quittera la Gambie vivant », clamait-il il y a peu.

De ce fait, une guerre civile n'est visiblement pas à exclure si l'on se réfère à ces propos malheureux et totalement antinomiques à toute notion de démocratie.

L'opposition locale a donc répliqué plusieurs fois afin d'annihiler la menace Y.Jammeh, à commencer par son porte-parole, Halifa Sallah, qui s'est livré sans concession dimanche sur cette épée de Damoclès : « Tout président qui perd sa légitimité constitutionnelle devient un renégat ! »

Pour rappel, A.Barrow prêtera serment le 19 janvier prochain.

La Rédaction

Source : BBC

 

 

 

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