Libye : le marché aux esclaves émeut la communauté internationale

Publié le 07.12.2017, 10h13 par La Rédaction | 23 vues | 0 Commentaires

Libye : le marché aux esclaves émeut la communauté internationale Libye : le marché aux esclaves émeut la communauté internationale

La Libye démontre actuellement qu'elle a beaucoup de mal à mettre en place un semblant de transition démocratique. En atteste le marché aux esclaves touchant les pauvres migrants séjournant sur le territoire avec des rêves d'Europe plein la tête. Ceux-ci ne sont ni plus ni moins que des "objets" vendus comme du bétail aux plus offrants.

C'est le cas de l'Ivoirien, Moussa Sanogo, qui a séjourné quatre long mois en Libye. Pensant pouvoir rejoindre l'Italie, ce dernier a vite déchanté et raconte son expérience sur place :

"On était des esclaves. Pour les Arabes (geôliers libyens), l’homme de peau noire n’est rien, moins que des animaux. Les animaux on les traite. A un moment, on a été pris par des gens qui se disaient de la police. Le policier m’a ensuite vendu pour 500 dinars à un homme qui m’a fait travailler dans un champ de tomate pendant un mois. Tu es obligé de travailler (…) Ce pays est en proie à l’anarchie et aux bandits, pire les forces de l’ordre participent au trafic."

Le début de la fin pour lui et d'autres malheureux qui ont fait le choix de quitter leur patrie pour vivre des jours meilleurs : 

"On était enfermé dans une petite pièce avec 60 autres personnes avec des habits sales, sans pouvoir se laver. Les Arabes mettaient des masques quand ils entraient pour pouvoir supporter l’odeur. En fin de compte,  tu es là, tu es arrêté, et ils jugent ton prix comme une marchandise. On t’achète, tu vas travailler comme un mouton, tu travailles comme esclave. On te frappe tout le temps. Surtout quand tu es grand comme moi… jusqu’à ce que le sang coule. Avec des bâtons, du fer, des crosses de kalach… Pour la nourriture, on te donne un bout de pain et un bout de fromage, c’est tout. Je suis content d’être revenu. A mon ennemi je ne souhaite pas cela."

Moussa s'est alors rendu à l'évidence, il fallait faire machine arrière et rentrer au pays pour éviter la sortie de route totale. Finalement, l'intéressé a bénéficié comme 600 de ses compatriotes d'un rapatriement mis en place par Abidjan. Une fois rentré sur ses terres, il a également participé à un plan de réinsertion dans la société soutenu entre autre par l'UE et l'Organisation internationale pour les migrations. 

La Rédaction

Source : Le Parisien

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