Manuel Valls démissionne de son poste de premier ministre

Publié le 10.05.2015, 11h49 par La Rédaction | 326 vues | 0 Commentaires

Manuel Valls démissionne de son poste de premier ministre Manuel Valls, premier ministre français

Manuel Valls, premier ministre français

Si Emmanuel Todd se demande qui est Charlie, moi je me demande qui est Manuel Valls? Est-il un fervent républicain de gauche comme il le prétend ? Ou El Blanco alias le raciste, le xénophobe, l’islamophobe, comme le montrent certains propos compromettants enregistrés en off lors d’une ballade en 2009 dans une brocante de la ville d’ Evry, ce qui lui vaudra ce surnom d'El Blanco ou El Blancos.

D’autres sorties pas très politiquement correct, viendront alimenter ce personnage peu fameux. Pire son entêtement à ne pas vouloir utiliser le terme d'islamophobie, préférant parler de racisme anti-musulman, sème encore plus le doute à son sujet.

A trop vouloir jouer sur les mots et les formes on n’en oublie parfois le fond et l'essentiel et surtout on s’y perd. Quand Marine le Pen tente de nous faire croire que le FN n’est ni xénophobe ni raciste, Manuel Valls s’efforce pour sa part de soigner son image de «facho de gauche», et séduire ainsi l'électorat de l’extreme droite. Je ne sais pas encore à qui profitera cette partie de poker menteur, ou qui est le plus raciste des deux, mais il faudra bien que cette imposture cesse.

La récente sortie du premier ministre sur le livre polémique d’Emmanuel Todd confirme clairement se numéro d'illusionniste, ces pratiques électorales de mauvais goût, et ce comportement schizophrénique. Ne serais-ce pas ici encore une façon d’ignorer, de nier et de ne pas assumer la  triste réalité ?  

Valls démissionne de son poste de premier ministre, et débute une carrière de critique littéraire. Se permettant d’oublier qu’une Vague de populisme traverse toute l'Europe ces dernières années, sur un fond de racisme anti-musulman ou islamophobe et qu’il l'appelle comme bon lui semble. Et le moins que l’on puisse dire c’est, que la France n'échappe pas à cette règle malheureusement. Les crises identitaires, économiques, et le terrorisme, renforcent les replis communautaires et attisent les haines. Lois sur le foulard, débat sur l’identité nationale, laïcité, le hallal etc... illustrent bien cette tendance.

Il est très facile de comprendre que le débat public et politique tourne autour de la question de l’islam et de sa pratique en France. Les amalgames douteux qui en découlent,  contribuent sans cesse à la stigmatisation des étrangers, des immigrés et en règle générale des musulmans. 

Apres Les attentats de janvier 2015, après l’immense émotion, après cette union républicaine, quelles fruits avons-nous récoltés?

Une dictature intellectuelle ? Une dictature de la pensée ? Soit tu es Charlie, soit tu es un traitre ou pire un terroriste, la garde à vue de cet enfant de 8 ans en est un triste exemple.

Explosion des actes islamophobes et antisémites  (agressions, discriminations, profanations, etc..), sans parler de la montée du FN, sont autant de réalités que personne ne peut ignorer non plus.

Dernièrement Mr Ménart, un élu de la République prétend ficher les enfants d'écoles primaires de sa ville sur des critères ethniques et confessionnels. 

Que dire sur les propositions de lois visant à réduire les libertés individuelles (port du voile dans les crèches à domicile)

Adoption d‘une loi liberticide sur le renseignement. Peut on franchement dire que ces faits dénotent de la bonne santé de notre République ? Je ne pense pas !

Alors, que faut- il de plus à  Mr Valls et à toute la classe politique pour se montrer responsable face à cette situation critique.

Une prise de conscience générale s’impose, pour mettre fin à cette surenchère d’idées et d’actes racistes, islamophobes et antisémites. Enfin sans une réelle volonté politique pour faire changer les choses dans le bon sens, la République restera malade.

L‘effet Charlie et l’esprit républicain que lui attribue Mr Valls à tord ou à raison, a en tout cas, très vite fait "pchitt" pour laisser place à des actes odieux et intolérables à l'égard des citoyens juifs, musulmans, et chrétiens. Laissant planer ainsi l’esprit nauséeux de 1939  au dessus de nos tête et nous rappelant le sombre passé de notre pays. Quant à moi, je préfère me remémorer, avec nostalgie, l’esprit black blanc beur de 1998, dans l’espoir à nouveau de revivre ces moments de communions populaires.

Source: Lahcen Benmaza

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