Vers la fin de l’embargo économique iranien ?

Publié le 24.01.2016, 21h10 par La Rédaction | 44 vues | 0 Commentaires

Vers la fin de l’embargo économique iranien ? Vers la levée des sanction éconimiques contre l'Iran ?

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé que Téhéran respectait pleinement les engagements pris le 4 juillet dernier dans le cadre de l’Accord sur le nucléaire. Cette annonce a toutefois fait l’effet d’une bombe en Israël et en Arabie Saoudite.

De lourdes restrictions avaient alors été acceptées par le géant asiatique qui souhaitait montrer patte blanche à la communauté internationale sur ses intentions atomiques. Dès lors, la production d’uranium et de plutonium fut sévèrement encadrée et les inspections sur place, considérablement renforcées. Enfin l’embargo sur les armes avait également été reconduit.

Si le programme n’ordonnait pas le démantèlement complet du nucléaire iranien prévu dans les négociations initiales, l’encadrement empêchait toutefois Téhéran de se lancer clandestinement dans la course à la bombe atomique.

Et les efforts du géant asiatique ont aujourd’hui payé puisque l’Iran pourrait rapidement obtenir du Conseil de sécurité de l’ONU la levée de plusieurs sanctions économiques occidentales qui handicapaient le pays dans son développement. Les secteurs de la finance, de l’énergie et du transport vont ainsi pouvoir trouver un second souffle. Quant au secteur bancaire, il devrait bientôt percevoir une première tranche de 6,4 milliards d’euros, sur un total de fonds gelés à l’étranger évalué à plus de 90 milliards. Ces fonds contribueront essentiellement financement des investissements nécessaires à une remise en état de l’économie locale.

Israël conteste cette décision

Toutefois Israël, opposant farouche de l’accord, n’a pas caché sa colère (tout comme l’Arabie Saoudite), malgré le communiqué « bienveillant » de l’AIEA. La question reste en effet plus qu’explosive à Tel Aviv dont les multiples déclarations diplomatiques manquent clairement de cohérence depuis quelques mois.

Bien que le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, ait annoncé au mois d’octobre lors d’une conférence de presse à Washington, la volonté de son pays de ne plus remettre en cause les dispositions de l’accord, Benjamin Netanyahou avait relancé le débat avec virulence via un communiqué au mois de décembre dernier : « Depuis plus d’une décennie, l’Iran n’a pas coopéré et a trompé la communauté internationale. De sérieux doutes demeurent et des questions restent en suspens sur le programme iranien (…) Téhéran doit encore coopérer pleinement avec l’AIEA pour que soit vérifiée la nature pacifique de son programme nucléaire. »

Pour rappel, les Etats-Unis ont assuré à leur allié israélien une défense sans limite sur ce dossier en utilisant, le cas échéant, la force militaire contre l’Iran en cas de non-respect de ses engagements nucléaires.

Mathieu Portogallo                                 

Sources : Le Monde - The Times of Israël

 

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