Le visa French Tech favorise la fuite des cerveaux marocains

Publié le 31.03.2019, 21h14 par La Rédaction | 70 vues | 0 Commentaires

Le visa French Tech favorise la fuite des cerveaux marocains Le visa French Tech favorise la fuite des cerveaux marocains


"Mis en place par Paris il y a près de deux ans sur un secteur économique restreint, le « French Tech Visa » est une procédure qui simplifie et accélère les formalités administratives en vue de l’obtention d’un titre de séjour pour les travailleurs étrangers recrutés par des entreprises françaises innovantes, ainsi que pour leurs familles", relaie Le Monde. Une opportunité, donc, qui n'est pas restée lettre morte au Maroc.

Et cela, au grand désarroi de nombreuses entreprises installées au sein du royaume chérifien, comme l'explique Zakaria Daanoune, DRH de GFI Afrique, auprès de RFI :

"Le mois dernier c’était quatorze personnes, et au mois de janvier c’était sept personnes, sur un effectif de 300 personnes Ils reçoivent une centaine de candidats, et en fin de journée, il y a entre quarante et cinquante contrats de recrutements qui sont faits sur place. Ils s’occupent de toute la logistique par la suite, à tel point que l’on constate des phénomènes de départ sans même accomplir les préavis dans les sociétés où ils sont. Ce qui pose des problèmes pour ces sociétés", déplore ainsi l'intéressé. 

De son côté, Saloua Karkri-Belkeziz, à la tête de la Fédération des entreprises du secteur de haute technologie (Apebi), assure que de nombreuses dérives pourraient être évitées si la France avait plus la main sur ce dossier :

"Ce que l’on regrette en fait, c’est que ce label n’est pas maîtrisé par la France. C’est-à-dire qu’il n’est malheureusement pas octroyé aux seules entreprises de la technologie. Les entreprises que l’on voit venir n’ont parfois rien à voir avec les technologies, certaines sont des cabinets de recrutements purs et simples."

Pour information, le Maroc forme 8000 ingénieurs de haut niveau chaque année. Et doit absolument compenser un manque de main-d'oeuvre dans le secteur domestique de l'innovation. Mais face à l'exode, un effet rebond s'imposera de facto à Rabat qui devra se tourner vers l'Afrique subsaharienne pour compenser cette fuite des cerveaux.

La Rédaction 

Crédit photo : Flickr

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