Meurtre des Scandinaves au Maroc : le Parquet requiert la peine de mort pour quatre djihadistes

Publié le 24.10.2019, 17h54 par La Rédaction | 33 vues | 0 Commentaires

Meurtre des Scandinaves au Maroc : le Parquet requiert la peine de mort pour quatre djihadistes Meurtre des Scandinaves au Maroc : le Parquet requiert la peine de mort pour quatre djihadistes

La mère de Louisa Vesterager Jespersen, une des deux jeunes étudiantes norvégiennes sauvagement décapitées au Maroc, fin 2018, à l'occasion d'un trek au Mont Atlas, avait demandé en juillet dernier la peine de mort pour les auteurs de ce crime odieux et dénué de toute humanité. Le parquet semble l'avoir entendue après avoir requis, mercredi, la peine de mort pour quatre hommes mêlés à cette sordide histoire.

"Le plus juste serait de donner à ces bêtes la peine de mort qu'ils méritent, je vous le demande. Ma vie a été détruite au moment où deux policiers sont venus à ma porte le 17 décembre pour m'annoncer la mort de ma fille. Je ne sais pas à quel point elle a souffert." 

Ces mots terribles sont issus d'une lettre de Helle Petersen lue par son avocat devant le tribunal antiterroriste de Salé chargé de mener ce procès hyper-médiatique. 

Dans les faits, relayés par Orange, "le cerveau du groupe, Abdessamad Ejjoud, un marchand ambulant de 25 ans, a (en effet) avoué avoir organisé l'expédition meurtrière avec deux compagnons et diffusé sur les réseaux sociaux des images de la décapitation et d'une déclaration d'allégeance à l'Etat islamique, qui n'a (pourtant) jamais revendiqué le double assassinat.

(Parallèlement), Younes Ouaziyad, un menuisier de 27 ans, et Rachid Afatti, 33 ans, qui avait filmé la scène avec son téléphone portable, ont également avoué leur responsabilité dans le crime." 

Enfin, un quatrième homme avait de son côté quitté le trio avant la tuerie. Ce dernier pourrait ainsi échapper à la peine capitale. Son avocat ayant plaidé le fait que son client ne pouvait être condamné à mort pour un crime auquel il n'avait pas participé.

De lourds dommages et intérêts demandés par les familles des victimes

Il est important de noter qu'un autre volet, pécuniaire cette fois, pourrait également animer ce procès hyper-médiatique, Et pour cause, "la famille de Maren (la deuxième victime), qui s'est constituée partie civile, demande (désormais) de relever son indemnisation de 2 à 5 millions de dirhams (200 000 à 500 000 euros) en précisant que cette somme serait investie dans une fondation de lutte contre les idées extrémistes", relaie BFM.

"(Quant) à l'avocat des parents de Louisa, (ce dernier) a réitéré leur demande d'indemnité de 10 millions de dirhams (1 million d'euro) rejetée en première instance. (Et cela), en appelant l'Etat marocain à engager sa responsabilité au nom de la solidarité sociale car aucun des accusés n'a les moyens de payer".

A suivre...

La Rédaction

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