Visite de Mohammed VI en Côte d’Ivoire : la lune de miel se prolonge

Publié le 08.03.2017, 14h50 | 1092 vues | 0 Commentaires

Visite de Mohammed VI en Côte d’Ivoire : la lune de miel se prolonge
 
L’amitié ivoiro-marocaine est au beau fixe. Le roi du Maroc était en déplacement en Côte d’Ivoire en début de semaine. Il y a rencontré le président Alassane Ouattara lundi 27 février dernier à deux reprises, d’abord accompagnés de leurs délégations respectives, puis en tête à tête. 
 
L’objectif principal de ces rencontres était de renforcer les liens prévus par le Groupe d’Impulsion Économique Maroc Côte d’Ivoire (GIEMCI) conduit par les Confédérations générales des entreprises des deux pays à savoir la CGECI et la CGEM, et d’optimiser le cadre fiscal entre les deux pays afin de fluidifier leurs échanges. Le lien entre ces deux pays n’est pas neuf. Pour rappel, la Côte d’Ivoire est la première destination des investissements extérieurs du Maroc, et les entreprises ivoiriennes, très actives dans la sous-région, ont connu une considérable croissance d’activité dans le royaume chérifien. 
 

Le Maroc et la Côte d’Ivoire signent 14 nouveaux accords bilatéraux

 
Cette double rencontre a permis le signature de quatorze accords bilatéraux, opérant sur une variété de secteurs de l’économie, notamment les domaines de coopération militaire, médicale, des finances, de la logistique, du transport, du développement du réseau routier, des TIC et de l’artisanat. Ces partenariats ont été accompagnées par la présentation d’un nouvel outil de coopération transnational mis en place par les deux pays : la Groupe d’Impulsion Economique ivoiro–marocain, un conglomérat regroupant des businessmen des deux nationalités. 
 
Ce projet devrait relancer l’investissement marocain en Côte d’Ivoire, qui s’il reste conséquent (61,5 millions d’euros en 2016) a chuté sensiblement par rapport à l’année précédente (224 millions). Cela est dû à la fin de la vague d’acquisitions et d’implantations. 
 

Un approfondissement des relations entre les deux pays

 
De fait, les entreprises marocaines ont désormais entamé une phase de consolidation de leurs investissements, et il fallait relancer la dynamique en ouvrant de nouvelles portes – ce que le « modèle de coopération » devrait permettre. Dans leurs différentes interventions, la Présidente du Patronat marocain, Mme Miriem Bensalah–Caqroun, et celui du patronat ivoirien, M. Jean- Marie Ackah, ont tous les deux laissé entendre leur enthousiasme devant l’apparition de ce « puissant instrument » de coopération, inédit en ce qu’il permet d’accélérer les prises de décisions mais également d’identifier les secteurs prioritaires d’un partenariat gagnant-gagnant. 
 
Ce qui offre de belles perspectives aux deux nations, qui ont déjà vu leurs échanges commerciaux tripler au cours des dernières années – bien que la Côte d’Ivoire accuse un certain retard en termes de balance commerciale.
 

Une amitié qui dure

 
Le pays n’est pas pour autant moins gagnant de ces échanges : le dynamisme de l’économie ivoirienne (elle affiche un taux de croissance du PIB de 8,5 % par an en moyenne entre 2012 et 2015) est tiré par l’agriculture, les services et l’industrie, ainsi que par la hausse de la demande intérieure, mais aussi par un essor des investissements. Si elles ont connu un regain important depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara – et par la même occasion le retour de la paix sociale en Côte d’Ivoire – les liens entre les deux pays ne datent pas d’hier : ils sont établis depuis le 16 Août 1962.
 
La coopération entre Rabat et Abidjan touche presque tous les domaines notamment l'éducation, la pêche, le bâtiment, le commerce ou les technologies de l'information et de la communication. Il existe une véritable complémentarité entre les deux pays. Il semblerait cependant que celle-ci soient au beau fixe comme jamais auparavant, comme en attestent les visites des deux dirigeants : le Souverain chérifien a effectué trois visites en Côte d’Ivoire en 2013, 2014 et 2015. 
 
Quant au chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, celui-ci s’est rendu dans le royaume chérifien en 2014 et 2015. Le premier a par ailleurs directement financé certains projets sur le sol ivoirien par le biais de sa fondation pour le développement durable, à l’image de la construction d’un point de débarquement aménagé à Locodjoro, un projet destiné à faciliter le travail des pêcheurs et à améliorer les conditions socio-économiques des populations locales (2,6 milliards de Francs CFA, soit 4 millions d’euros). Ce sont 2 400 marins pêcheurs, 1 600 mareyeuses et 350 fumeuses de poissons qui bénéficieront de ce futur débarcadère.
 
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