Migrants : l’Union européenne divisée sur l’accueil des réfugiés syriens, pas Israël

Publié le 11.09.2015, 16h36 par La Rédaction | 452 vues | 0 Commentaires

Migrants : l’Union européenne divisée sur l’accueil des réfugiés syriens, pas Israël Des migrants en perdition loin de chez eux

 

Trop, c’est trop. Après la publication d’une photo d’un enfant syrien échoué sur les plages turques ayant fortement ému l’opinion publique, Paris et Berlin ont proposé, le 4 septembre, un mécanisme permanent et obligatoire chargé de répartir les réfugiés, notamment Syriens, au sein des nations de l’Union européenne. Malgré tout l’Europe semble divisée. Pour Israel, la question ne se pose pas a fermement indiqué le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.        

« 3000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée ces derniers mois. (…) Ce qui a été engagé par l’UE jusqu’à présent pour les demandeurs d’asile ne suffit plus. » C’est par ces mots que le président français, François Hollande, a tiré le signal d’alarme sur la triste réalité de ces gens prêts à tout pour fuir l’horreur de leur pays. Ce dernier a précisé lors d’un point presse à l’Elysée qu’il était absolument nécessaire que « l’Union se dote d’un mécanisme d’accueil adapté à la situation de chaque pays européen en fonction de ses caractéristiques »

Concrètement, la France et l’Allemagne ont proposé au Conseil européen « une politique de quota » dont les modalités restent encore très vagues. Il s’agit d’un volte-face puisque cette éventualité avait été refusée par ces deux pays au mois de juin suite à une proposition de cette même institution. Pour autant, cette politique d’accueil semble autant fédérer qu’elle divise au sein de l’UE. Si l’Angleterre serait prête à accueillir 15 000 réfugiés syriens selon le Sunday Times, la réflexion est tout autre pour le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui voit dans ces mesures : « Un phénomène menaçant les racines chrétiennes de l'Europe qui doit avant tout contrôler ses frontières avant de décider d'accueillir des candidats à l'asile. »

Le véto catégorique de Benjamin Netanyahu  

En Israël, le débat s’est éteint avant même d’avoir débuté. Alors qu’une partie de la population souhaite que le pays accueille des réfugiés syriens, le gouvernement refuse formellement cette hypothèse. D’après des propos rapportés par le Washington Post, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a invoqué de façon peu surprenante « un manque de profondeur démographique et géographique » pour justifier sa position sur ce dossier. Le leader israélien a renchéri en annonçant la construction d’une clôture le long de la frontière orientale du pays avec la Jordanie. Il s’agit en effet du seul passage possible pour les Syriens d'atteindre Israël. Officiellement le gouvernement souhaite « endiguer la menace de groupes extrémistes tels que l'État islamique. »

La nouvelle barrière s’étendra de la pointe sud du territoire jusqu’au Plateau du Golan, lieu stratégique entre Israel et la Syrie. B. Netanyahu s’est d’ailleurs montré très ferme : « Nous ne permettrons pas qu’Israël soit inondée de migrants clandestins et de terroristes. » Les deux nations n’ont actuellement pas de relations diplomatiques. Israël fournit cependant des soins médicaux pour les Syriens blessés (plus d’un millier) qui stationnent à la frontière. Le gouvernement s’est également engagé à aider les membres de la communauté druze minoritaire en Syrie vivant près de la frontière, si leur situation se détériore davantage.

La Rédaction


 

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