Algérie : focus sur Ksar Tafilelt, un village écocitoyen aux portes du Sahara

Publié le 18.04.2018, 22h25 par La Rédaction | 118 vues | 0 Commentaires

Algérie : focus sur Ksar Tafilelt, un village écocitoyen aux portes du Sahara Ksar Tafilelt, un village éco-citoyen aux portes du Sahara


En 2016, la COP 22 a décerné le 1er prix de la thématique "ville durable" au projet du village Ksar Tafilelt situé dans la Wilaya de Ghardaïa au sud de l'Algérie. Retour sur un site pas comme les autres qui compte aujourd'hui près de 6000 habitants.

 

Construit sur des principes de gestion ancestrale des ressources, le village érigé sur une zone de sable et de rochers il y a une vingtaine d'années a pourtant été perçu comme un projet novateur. Et cela, pour des raisons écologiques, économiques et citoyennes.

 

Et pour cause, les personnes qui veulent rejoindre le site doivent s'engager, dès leur arrivée, à respecter des principes fondateurs édictés par une charte. Il s'agit aussi bien de règles de savoir-vivre, de propreté ou encore de solidarité dans les travaux collectifs. Mais ce n'est pas tout, puisque chaque nouvel arrivant doit planter trois arbres dans un écoparc situé à l'extérieur du village : un arbre d'ornement, un arbre fruitier et un palmier.

 

Quant à l'architecture ksourienne, cette dernière est façonnée de façon à sublimer la végétation locale en ouvrant la voie à une gestion efficiente des ressources énergétiques naturelles. Ainsi, la moitié des eaux usées est traitée biologiquement, tandis qu'une partie de l'éclairage public est fournie par le rayonnement solaire. 

 

Par ailleurs, les habitations ne dépassent pas 7,6 mètres pour ne pas faire d'ombre aux voisins. Et les ruelles sont très étroites afin d'atténuer la portée des vents dominants et de sable. Les moucharabiehs grillageant les fenêtres permettent également de conserver un air frais à l'intérieur des bâtiments qui sont construits avec des matériaux spécifiques, tels que la chaux, la pierre et le plâtre. 

 

Enfin, sur un plan plus structurel, les animaux du parc sont nourris exclusivement avec des déchets organiques.

 

Bilan : Pour Ahmed Nouh, président de la fondation Amidoul en charge du projet, l'initiative est l'aboutissement d'un militantisme concret qui a permis d'apporter une réponse à la crise du logement de 1988 et de poser un jalon dans les solutions sociétales liées aux problèmes climatiques.

 

La Rédaction

 

Source : Brut

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