Algérie : la société civile milite pour que l'ex-président Bouteflika rende des comptes à la justice

Publié le 31.03.2020, 17h29 par La Rédaction | 40 vues | 0 Commentaires

Algérie : la société civile milite pour que l'ex-président Bouteflika rende des comptes à la justice Algérie : la société civile milite pour que l'ex-président Bouteflika rende des comptes à la justice


Abdelaziz Bouteflika est soupçonné par nombre d'intellectuels algériens d'avoir couvert un vaste régime de corruption sur le territoire durant vingt ans. Ces derniers demandent donc haut et fort au système judiciaire de faire son oeuvre.

Et pour cause, depuis la retraite forcée de l'ex-chef d'Etat, la justice algérienne a ouvert une flopée d'enquêtes pour des faits de corruption et condamné et/ou incarcéré d'ex-politiciens et influents hommes d'affaires accusés d'avoir profité de leurs liens privilégiés avec le clan Bouteflika, rappelle Le Point.

La logique voudrait donc que l'intéressé soit également entendu lors d'un procès. Une hypothèse que défendent ardemment plusieurs personnalités du pays.

C'est le cas par exemple du sociologue, Nacer Djabi, qui appelle à une comparution "même symbolique" de l'intéressé. Et cela, en raison du rôle qu'il a joué en tant que "parrain (de ce mécanisme) de corruption". Avant d'ajouter qu'il s'agissait plus globalement "d'une revendication des Algériens qui ont découvert avec horreur l'ampleur des dégâts causées par l'homme et son environnement familial".

Le peuple demande réparation 

De son côté, un analyste proche du "Hirak" (mouvement qui désigne une série de manifestations sporadiques qui ont lieu depuis le 16 février 2019 en Algérie pour protester dans un premier temps contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel, puis contre son projet, également contesté par l'armée, de se maintenir au pouvoir à l'issue de son quatrième mandat dans le cadre d'une transition et de la mise en œuvre de réformes), M.Hennad, a assuré que "les Algériens ne pourront jamais tourner la page de l'ère Bouteflika tant que celui-ci n'aura pas été jugé".

Quant à Abdelaziz Rahabi, ex-ministre de Bouteflika avant de choisir d'autres sensibilités politiques, ce dernier a martelé que l'ex-chef d'Etat avait "une responsabilité dans la corruption qu'il a couverte. Un jugement serait donc symbolique, même s'il n'est pas question de l'incarcérer vu son état de santé".

A suivre...

La Rédaction

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