Algérie : le scorpion, une menace souvent mise entre parenthèse

Publié le 13.09.2018, 20h29 par La Rédaction | 21 vues | 0 Commentaires

Algérie : le scorpion, une menace souvent mise entre parenthèse Algérie : le scorpion, une menace souvent mise entre parenthèse


Alors que l'actualité sanitaire algérienne se porte depuis plusieurs semaines sur les cas de choléra ayant touché le pays, un autre fléau, autrement plus meurtrier, semble passer aux oubliettes. Il s'agit du scorpion et de ses piqûres extrêmement dangereuses.

En effet, cet arachnide engendre la mort de 50 à 100 personnes chaque année sur le territoire. Le site Geopolis fait ainsi état de six décès depuis début 2018 rien qu'à Ouargla, une ville connue pour son aridité exceptionnelle

En septembre dernier, la mort d'une enseignante de l’université d’El Oued, suite à une piqûre et une mauvaise prise en charge hospitalière, a en effet ému l'opinion publique. Malheureusement, le ministère algérien de la Santé a fait preuve, comme souvent, de maladresse dans ce dossier.

Et pour cause, le patron de l'institution, Mokhtar Hasbellaoui, a simplement indiqué en retour qu'il fallait que les autorités compétentes procèdent à une étude sur le comportement des scorpions. Incroyable, mais vrai. 

Un ministère de la Santé plutôt passif

Pourtant, ce problème reste bien plus complexe que ces considérations marginales, et l'Etat aurait tort de le prendre à la légère. Car les enfants restent particulièrement exposés à cette menace en raison d'un métabolisme logiquement plus fragile, et par leurs jeux plus propices à faire "des mauvaises rencontres".

Il est d'ailleurs important de noter que le sérum, censé contenir le venin et de facto sauver des vies, figure en bonne place sur "le banc des accusés". Ce dernier, produit en Inde, serait ainsi peu efficace au regard de ses résultats sur des personnes plongées dans le coma. 

Pour information, 5132 piqûres survenues dans 39 wilayas et ayant entraîné 58 décès ont été enregistrés en 2017", confirme l’Institut national de la santé publique (INSP).

La Rédaction

Source : Geopolis 

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