Attentats de Paris : la mère de l’un des kamikazes se confie

Publié le 27.12.2015, 22h23 par La Rédaction | 63 vues | 0 Commentaires

Attentats de Paris : la mère de l’un des kamikazes se confie La mère de l'un des kamikazes des attentats parisiens se confie

 

Bilal Hadfi (20 ans), originaire de la banlieue bruxelloise, s’est fait exploser au Stade de France sans toutefois faire de victime. Sa mère, Fatima Hadfi, a décidé de témoigner de cette expérience très douloureuse sur la chaîne belge, Maghreb TV. Elle avoue avec une grande dignité que « personne n’est à l’abri. »

Le 13 novembre dernier, le temps s’est arrêté pour des millions de Français, mais on oublie parfois que les familles des hommes qui sont passés à l’acte, en cette triste soirée, vivent un cauchemar froid et cynique. Fatima Hadfi en est l’amère expérience (extraits choisis) :

« Ils ont été pris dans un engrenage. Ils ont été arrachés à leur famille (...) On ne peut rien prévoir. Il vivait comme tout le monde. Il allait à l’école (…) C’était un bon garçon, aimable et serviable. Malgré cela, on a su le déstabiliser. » Les mots sont bruts, durs et en même temps lucides. Les mots d’une mère qui doit porter la mort de son fils et affronter le déchaînement médiatique ; un double fardeau qui ne s’effacera probablement jamais.

Le discours de cette femme est le reflet édifiant d’un monde qui a basculé dans une noirceur insondable et que l’homme ne semble plus maîtriser : « Je sais très bien qu’en passant dans votre émission, je vais entendre des méchancetés. Elle aurait dû, elle aurait pu. Moi-même, je me le suis dit. J’aurais dû être plus à l’écoute, plus proche de mes enfants alors que je le suis déjà. En Syrie, ils font tout pour que les jeunes coupent avec leur famille. »

Elle confirme que les contacts avec les proches sont totalement proscrits par les djihadistes. Ces jeunes ne doivent en aucun cas sortir de leur bulle et l’objectif qui leur a été assigné. Rien ne doit les détourner de leur chemin.

Aujourd’hui, son combat est de récupérer la dépouille de son enfant toujours présente à Paris, « mais rien ne bouge » confie-t-elle ; une attente interminable pour pouvoir commencer à faire son deuil, si deuil est encore possible.

La Rédaction

 

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