#BalanceTonHôpital : symbole de l'indignation tunisienne

Publié le 21.03.2019, 13h13 par La Rédaction | 32 vues | 0 Commentaires

 #BalanceTonHôpital : symbole de l'indignation tunisienne #BalanceTonHôpital : symbole de l'indignation tunisienne


Alors que le géant maghrébin a récemment fait la Une des médias internationaux après le décès de 15 nouveaux-nés à l'hôpital, La Rabta, de la capitale entre le 6 et le 8 mars derniers, la société civile tunisienne, de son côté, ne cache pas son indignation. Et le fait savoir massivement sur la Toile.

Jed Henchiri, médecin généraliste de profession, préside l'Organisation tunisienne des jeunes médecins qui est à l’origine de la page #BalanceTonHôpital, lancée le 9 mars. Ce dernier est revenu pour le média, France 24, sur les enjeux de ce véritable combat sanitaire : 

"Nous publions depuis plusieurs mois sur (les réseau sociaux)des images montrant l’insalubrité des hôpitaux. Après le scandale des bébés morts, nous avons décidé de lancer la page Facebook #BalanceTonHôpital afin de rassembler ces images en un seul endroit pour qu’elles soient accessibles à un maximum de gens. Nous avons reçu des dizaines de messages, essentiellement envoyés par des médecins et des infirmiers mais également des citoyens, des proches de patients et des stagiaires d’hôpitaux. Ces images rendent compte de la déliquescence et des graves défaillances des hôpitaux publics (tunisiens), notamment le manque de matériel. Dans le cas des nouveau-nés qui naissent prématurés par exemple, une étude datant de 2015 révélait que 75 % des hôpitaux ne disposaient pas d’une chambre blanche pour la stérilisation du matériel qui sert à mélanger les aliments [vitamines, sels minéraux, antibiotiques, etc.] qui leur sont injectés par intraveineuse. Les médecins sont parfois contraints de préparer les mélanges à même le lit du patient, exposant les produits à toutes sortes de microbes. Dans le cas de la maternité de Rabta, l’hôpital disposait bien d’une chambre blanche, mais il y a quand même eu un problème de stérilité qui a conduit à leur décès. En Tunisie, quand vous comptez ouvrir un kiosque à tabac, les autorités vous imposent un cahier des charges. Mais ce n’est pas le cas avec les hôpitaux ! Il faut que ces établissements soient soumis à un cahier des charges qui définit les conditions de fonctionnement de chaque service. Un document qui définit par exemple le nombre exact de sages-femmes, de pédiatres, de matériel, pour qu’un service puisse bénéficier de ce statut."

Le gouvernement tunisien répondra-t-il favorablement à cet appel ?

La Rédaction

Crédit photo : #BalanceTonHôpital

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