Consommons algérien: journée dédiée des produits frais d'Algérie

Publié le 26.04.2015, 20h13 par La Rédaction | 1701 vues | 0 Commentaires

Consommons algérien: journée dédiée des produits frais d'Algérie Les produits frais, consommons algérien

Les produits frais, consommons algérien

Le renforcement de l'offre de produits nationaux de qualité sur le marché, en améliorant la compétitivité des entreprises algériennes, est le meilleur moyen d'inciter le citoyen à consommer national et de contribuer à la réduction des importations.

C'est autour de ce message qu'une journée dédiée au lancement de la campagne nationale "Consommons algérien" a été organisée, dimanche à Alger, en présence de membres du gouvernement, de la Centrale syndicale, des organisations patronales et d'associations de protection des consommateurs.

A cet effet, les ministres, respectivement, du Commerce, de l'Industrie et des mines, de l'Agriculture, de la Pêche et de l'artisanat ont mis en exergue la nécessité de conforter la compétitivité des entreprises en quantité et qualité afin de renforcer l'offre de produits locaux et leur crédibilité sur le marché.

"Dans un contexte d'ouverture économique, il faut que l'entreprise algérienne arrive à gagner la bataille de la compétitivité pour préserver ses parts de marché et faire face à la rude concurrence des produits importés", a souligné le ministre du Commerce, Amara Benyounes.

Selon lui, une croissance économique forte et durable ne peut se réaliser qu'en s'appuyant, en premier lieu, sur son propre marché intérieur tout en prenant en charge les questions liées à l'amélioration de la qualité des produits fabriqués localement, à la maîtrise des coûts de production et à la densification et au développement de la chaîne logistique.

A cet effet, le ministre a incité les chefs d'entreprises et les industriels algériens à doubler d'effort en vue d'améliorer la compétitivité et les performances de leurs entreprises et combler les retards enregistrés en matière technologique et managériale.

La mise à niveau de l'appareil national de production, l'amélioration de la qualité des produits et le renforcement des capacités de conservation et de stockage, le lancement de nouveau produits et le développement de nouveaux procédés de fabrication constituent, selon lui, des éléments à maîtriser afin de hisser le produit local au niveau des standards internationaux.

En outre, le développement de la production nationale en qualité et en quantité doit constituer "une des priorités majeures de tous les acteurs économiques, pouvoirs publics, chefs d'entreprises et partenaires sociaux pour arriver à la substitution des importations en une offre locale suffisante susceptible de répondre aux besoins du marché intérieur et, également, de dégager des excédents à exporter", a-t-il insisté.

Le ministre de l'Industrie et des mines, Abdesselam Bouchouareb, a estimé, de son côté, que produire et consommer algérien sont les grandes lignes d'une politique qui accorde une préférence à la production nationale tout en privilégiant la compétitivité et la qualité des produits.

"C'est pourquoi l'une de nos priorités est de conforter la production nationale par le soutien à l'entreprise nationale productive lorsqu'elle dispose d'un marché et qu'elle soit capable de concurrencer avantageusement les importations et de s'y substituer", a-t-il dit.

M. Bouchouareb a cité, dans ce cadre, l'exemple de la filière sidérurgique à travers la relance du complexe d'El Hadjar et le lancement du projets de Bellara qui feront passer le taux de couverture du marché intérieur par la production nationale de moins de 10% en 2014 à plus de 90% en 2017.

Autrement dit, l'Algérie substituera près de 3 milliards de dollars d'importation par une production nationale créatrice de richesse et d'emplois pour réaliser par la même occasion l'autosuffisance de l'économie nationale dans la plupart des produits sidérurgiques.

Aussi, la réalisation de ces grands projets permettra au pays de développer des filières à haute valeur ajoutée capables de contribuer à réduire le rythme de croissance des importations.

Pour améliorer davantage la compétitivité des entreprises, le ministère de l'Industrie travaille actuellement à mettre en place un certain nombre de mesures comme la mise en œuvre d'un programme national de la qualité en direction des entreprises et la promulgation d'une nouvelle loi sur la normalisation, en phase d'examen par le gouvernement.

Le secteur envisage aussi de lancer un projet de mise à niveau des organismes nationaux en charge de la qualité (IANOR, ALGERAC, ONML, INAPI) qui seront regroupés au sein d'un guichet unique: "la Maison de la qualité".

Les importations massives ont porté des coups sévères à l'agriculture et à l'industrie

Le ministre de l'Agriculture et du développement rural, Abdelouahab Nouri, a mis en garde contre des importations de biens et services avec des qualités insuffisantes et ne répondant pas aux règles de conformités, engendrant une concurrence déloyale pour la production nationale.

"Cette tendance à l'importation a porté des coups sévères à la production nationale agricole ou industrielle", a-t-il relevé, tout en ajoutant que cette situation a provoqué un ralentissement de l'investissement et l'abstention de producteurs nationaux qui se sont retrouvés pénalisés par des contraintes liées à cette concurrence malgré leurs performances avérées.

"Il est inacceptable d'importer des produits de large consommation dont le pays possède une base industrielle qui peut satisfaire le marché national", a déploré le ministre.

Le secrétaire général de la centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi Saïd, a, pour sa part, présenté neuf propositions pour rationaliser les importations et promouvoir la production nationale.

Il s'agit notamment d'interdire l'activité d'importations aux opérateurs étrangers et de mettre fin à la procédure de paiement des importations par anticipation.

Il a aussi proposé de diminuer les importations des produits agroalimentaires et électroménagers, pouvant économiser jusqu'à 10 milliards de dollars par an

La campagne, "Consommons algérien", qui durera une semaine à travers les 48 wilayas du pays, verra  l'organisation d'une multitude d'opérations de communication, d'information, de vulgarisation ainsi que d'ateliers et de conférences, à travers le territoire national, pour sensibiliser les consommateurs sur l'importance de promouvoir la production nationale.

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