Retour sur la journée mondiale de la santé mentale, une mise en évidence de la souffrance psychique

Publié le 12.10.2017, 10h46 par La Rédaction | 25 vues | 0 Commentaires

Retour sur la journée mondiale de la santé mentale, une mise en évidence de la souffrance psychique Retour sur la journée mondiale de la santé mentale, une mise en évidence de la souffrance psychique

 

Malgré la lente avancée des mentalités concernant la santé, il est parfois difficile de faire admettre la légitimité d'un trouble mental.

Or, confirme l'OMS, la santé est un état de bien-être complet physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. Cette définition est inscrite au préambule de 1946 à la Constitution de l'Organisation et n'a pas été modifiée depuis 1946.

La prise en compte et la prise en soin de la souffrance morale est variable d'un pays à un autre. Les dispositifs étatiques témoignent en quelque sorte de l'état  des positions morales adoptées vis-à-vis d'un problème prégnant et universel et sont aussi porteurs de changements progressifs car ils permettent une normalisation des prises en soin. 

Selon un rapport de l'OMS en date du 04 octobre dernier, "une personne sur 4 à travers le monde souffre de troubles mentaux ce qui en fait la catégorie de souffrances la plus invalidante." 

La recherche scientifique offre un large éventail de solutions thérapeutiques pour endiguer le problème sanitaire mais les solutions ne sont pas toujours mises en oeuvre faute d'admettre la  légitimité de ces pathologies.

C'est en effet environ 2 patients sur 3 qui seraient laissés sans soin avec une morbidité touchant davantage les populations les plus pauvres. Souvent les personnes éprouvent la honte de leur état ou sont blâmées car la culture ne tolère pas l'idée de pathologie mentale.

D'après le porte-parole de l'Institution au Maroc, le docteur Yves Souteyrand, "les maladies mentales ne sont pas considérées comme des maladies à part entière, comme le sont les troubles physiques."

Souffrance et stigmatisation

Les patients souffrant de troubles mentaux sont encore doublement victimes, de leur pathologie dont ils ne sont pas responsables et de leur culture qui généralement les méprise. "Ils sont stigmatisés", dénonce le professeur Abderrahmane Maaroufi, directeur de l'Épidémiologie et de Lutte contre les Maladies. "Les gens les traitent de fous, on dit qu'il ne faut pas s'approcher d'eux, qu'ils sont violents."

Le rapport de l'OMS sur la santé dans le monde publié dernièrement encourage les états à prendre le problème à bras le corps pour faire évoluer les dispositifs sanitaires et les mentalités.

La journée mondiale de la santé mentale met par ailleurs en lumière la gravité du problème et est l'occasion de rappeler que chacun peut être un jour ou l'autre concerné de près ou de loin par la maladie.

D'autres regards sont possibles dès lors qu'on s'affranchit des prismes de la société. Jiddu Krishnamurti estimait quant-à lui que les malades ne sont peut-être pas ceux que l'on croit : "Ce n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien adapté à une société malade" disait-il .

A méditer...

La Rédaction

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