Tunisie : un fait divers relance la peine de mort

Publié le 01.09.2018, 12h45 par La Rédaction | 90 vues | 0 Commentaires

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Le
village de Bir El-Aïche (Ouest) a été le théâtre le 24 août dernier d'un crime odieux, sous forme de règlement de compte entre membres d'une même famille. Tabassages, viols, la violence fut inouïe. A tel point que l'opinion publique tunisienne commence à militer pour la peine de mort à l'encontre des coupables.

"Au soir du 24 août, quatre individus s'introduisent, par effraction, dans le domicile occupé par une octogénaire, sa fille, et sa petite-fille de 15 ans, à Bir El-Aïche. Violentées, la grand-mère a succombé, mardi, à ses blessures, alors que la mère est dans un état jugé grave. La petite fille a quant à elle été kidnappée et retrouvée trois jours plus tard, violée et gravement blessée. Les agresseurs ont été arrêtés. Parmi eux, des proches des victimes."

Relayé par le média Sputnik, ce fait divers n'a rien de commun et fait malheureusement froid dans le dos. Tout être humain sensé peut en effet sous-peser sans mal l'horreur des faits exposés.

Sans surprise, cet acte immonde occupe une large partie des échanges sur les réseaux tunisiens. Et une tendance surgit de plus en plus : une volonté de rétablissement de la peine de mort sur le territoire. Celle-ci est d'autant plus marquante qu'elle est désormais partagée par plusieurs écrivains ou penseurs nationaux.

C'est par exemple le cas de l'universitaire Olfa Youssef : "Je suis contre la peine de mort pour les violeurs de la jeune fille de Goubellat. Je suis pour qu'on les torture publiquement... Jusqu'à ce que mort s'en suive. La modernité, les droits de l'Homme, n'impliquent pas qu'on soit tolérant à l'endroit de gens qui n'ont rien à voir avec l'humanité", fustige-t-elle.

Avant de poursuivre son réquisitoire : "Tant qu'ils sont parmi nous, il faut frapper et fort. La sauvagerie envahit notre pays, sous une gouvernance frappée d'incapacité et de déliquescence."

De son côté, Emna Rmili, universitaire également, propose purement et simplement la castration à l'encontre des violeurs.

Pour rappel, la dernière exécution en Tunisie date d'octobre 1991.

La Rédaction

Source : Sputnik

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