La Tunisie a perdu la moitié de ses touristes européens en 2015

Publié le 30.01.2016, 14h09 par La Rédaction | 44 vues | 0 Commentaires

La Tunisie a perdu la moitié de ses touristes européens en 2015 Le tourisme tunisien a beaucoup souffert en 2015

Les attentats du Musée du Bardo, de Sousse et l’attaque d’un kamikaze contre un bus de la garde présidentielle, perpétrés par l'EI, se sont très durement répercutés sur l’économie tunisienne en 2015. Confirmation en chiffres.

En décembre dernier, Maghrebnaute avait déjà pris un premier pouls sur l’état de la situation locale. Wided Bouchamaoui, présidente de l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA) ne pouvait alors cacher son désarroi : « Si vous connaissez un peu la Tunisie, vous allez voir que les hôtels sont désertés, le secteur de l'artisanat est vraiment anéanti et puis tous les secteurs qui sont annexes au tourisme souffrent énormément, et là, c'est la grande catastrophe. »

Un constat qui se reflète aujourd’hui dans les chiffres puisque le pays, dont le secteur représente 7% de son PIB, a perdu plus du tiers de ses recettes touristiques cette année.

Ce fléchissement est encore plus prononcé en ce qui concerne les touristes européens puisque leur nombre en 2015 (1,3 million) a plongé de 53,6% par rapport à 2014 (2,8 millions). Cette chute est même de 65,8% par rapport à 2010 (3,8 millions), année de référence pour Tunis, rapporte Les Echos. Ainsi, plusieurs établissements ont dû en conséquence fermer leurs portes cet automne.

La menace djihadiste est principalement montrée du doigt pour justifier ce déclin, à l’image de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) qui exhortait récemment la communauté internationale « à épauler davantage les pays d’Afrique du Nord » tout en appelant à une collaboration plus efficiente « afin de gagner la bataille contre la menace terroriste. »

Toutefois, d’autres facteurs sont également mis en cause par le média qui souligne le déficit structurel d’un secteur local souffrant « d’un manque de diversité d’une offre centrée sur le tourisme balnéaire de masse, la vétusté de certaines infrastructures ou encore l’endettement des structures hôtelières. »

La Rédaction

Source : Les Echos – Le Parisien

 

 

 

Publier votre réaction avec un compte anonyme
  • text :*

    nombre de lettres restantes 500

Publier votre réaction avec votre propre compte

Vos réactions | 0 réactions

Problème de mot de passe

Veuillez saisir votre email