Tunisie : Béji Caïd Essebsi promet des lendemains meilleurs

Publié le 05.12.2016, 14h07 par La Rédaction | 39 vues | 0 Commentaires

Tunisie : Béji Caïd Essebsi promet des lendemains meilleurs Tunisie : Béji Caïd Essebsi promet des lendemains meilleurs

"Nous devons assurer l’ordre public et la stabilité, et engager notre économie sur la bonne voie", a assuré le président tunisien lors d'une interview accordée aux Cercles des médias la semaine dernière à Paris.

Béji Caïd Essebsi a commencé son plaidoyer en faisant un rapide bilan de la conférence des investisseurs qui s’est tenue à Tunis les 29 et 30 novembre :

"Nous avons obtenu 14 milliards d'euros (de promesses d'investissements) dont la moitié issue d'institutions telles que la Banque européenne d’investissement ou la Banque africaine de développement", s'est-il félicité alors que le pays est en proie à de graves problèmes économiques et sociaux (croissance en berne d'1,5%).

Le chef de l'exécutif s'est par la suite penché sur le dossier sécuritaire, très prégnant en Tunisie après les nombreux attentats sanglants de 2015 :

"Nous n’étions pas préparés pour cela, ni pour le combattre ni pour le subir. Mais les forces tunisiennes sont désormais mieux armées et entraînées. Toutefois, je tiens à préciser qu'il n’y a pas de présence américaine (sur notre sol), ce sont juste des instructeurs, une cinquantaine, qui entraînent nos forces, ce qui ne fait pas une base."

Le président n'a pas manqué également de commenter son actualité politique où de nombreux détracteurs lui reprochent la cohabitation de son gouvernement (Nidaa Tounès) avec le parti islamiste tunisien Ennahda, qu'il a supplanté aux législatives de 2014 :

"Je ne suis l’allié de personne. Je cohabite. Mais nous sommes des démocrates et nous devons tenir compte des résultats des élections car ils sont arrivés deuxièmes."

Il a enfin désamorcé tout conflit interne au parti découlant des ambitions de son fils Hafedh : "Il est mon fils biologique. Pour le reste, c’est l’affaire de ceux qui veulent le soutenir ou voter contre lui", a -t-il sobrement expliqué.

Source : Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publier votre réaction avec un compte anonyme
  • text :*

    nombre de lettres restantes 500

Publier votre réaction avec votre propre compte

Vos réactions | 0 réactions

Problème de mot de passe

Veuillez saisir votre email