Tunisie : Ben Guerdane, symbole de la lutte sécuritaire nationale

Publié le 08.03.2017, 16h34 par La Rédaction | 35 vues | 0 Commentaires

Tunisie : Ben Guerdane, symbole de la lutte sécuritaire nationale Tunisie : Ben Guerdane, symbole de la lutte sécuritaire nationale

Un an après la bataille de Ben Guerdane, qui fera date en Tunisie dans la lutte anti-djihadisme, le pays montre des signes de résurgences sécuritaires positifs.

"Aux habitants de la ville résistante de Ben Guerdane, votre victoire dans la bataille du 7 mars, la victoire de nos agents sécuritaires et de nos militaires, ont été un tournant dans la lutte contre le terrorisme."

Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, n'a pas manqué mardi de saluer la courage de la population et de l'armée lors de la commémoration de ce moment fort de l'histoire du pays.

Et pour cause, comme le rappelle Slate, douze mois plus tôt, "des groupes jihadistes avaient mené une offensive inédite contre cette ville frontalière de la Libye afin, selon Tunis, de créer un émirat du groupe Etat islamique (...) Si 13 membres des forces de sécurité et sept civils ont péri, cette tentative s'est soldée par un échec et au moins 55 jihadistes ont été abattus dans la riposte." Respect.

Force est de constater aujourd'hui que Ben Guerdane demeure le précurseur de cette embellie sécuritaire sur l'ensemble du territoire. Depuis, aucun trouble majeur n'est venu perturber la quiétude locale, bien que quelques conflits sporadiques animent encore le centre de la Tunisie.

Un constat partagé par Farhat Horchani, le ministre de la Défense : "Nous avons fait des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme. Nous vaincrons, car depuis, les démantèlements de cellules terroristes se sont multipliés et on a pu constater une augmentation sensible des moyens à disposition des ministères de l'Intérieur et de la Défense."

Il est également important de noter que la Tunisie a largement peaufiné durant cette période sa coopération avec ses alliés occidentaux, à l'image des USA (très présents pour sécuriser la frontière libyenne), de la France, du Royaume-Uni ou encore de l'Allemagne.

Encore du pain sur la planche malgré tout

Néanmoins, M. Sayah, consultant en sécurité, apporte un bémol à ce tableau idyllique:

"La Tunisie a encore besoin d'une réforme profonde du secteur de la sécurité et notamment des procédures rigides et centralisées. En effet, tant que l'information circule mal entre services, que l'on peut au moyen d'un maigre pot-de-vin, faire traverser n'importe qui et n'importe quoi à nos frontières, et que la vigilance des agents de terrain est volatile, l'Etat restera vulnérable."

D'autant plus vulnérable, que des milliers de djihadistes tunisiens, qui ont combattu dans les rangs de l'EI en Syrie et en Irak, devraient revenir au pays prochainement, sans que la législation locale puissent les en empêcher.

La Rédaction

Source : Slate

 

 

 

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