Tunisie : la communauté universitaire incrédule face à une thèse dénouée de sens

Publié le 03.04.2017, 20h24 par La Rédaction | 84 vues | 0 Commentaires

Tunisie : la communauté universitaire incrédule face à une thèse dénouée de sens Tunisie : la communauté universitaire incrédule face à une thèse dénouée de sens

Une thèse soutenue par une étudiante tunisienne fait actuellement débat au sein de la communauté universitaire du pays. Cette dernière souhaite en effet prouver que la Terre est plate, défiant ainsi toutes les lois de la physique. Mais ce qui crée la stupeur, c'est avant tout le fait que ce sujet ait été validé en amont.

Selon l'intéressée, doctorante en géologie à l'université de Sfax, le monde scientifique nage dans le déni depuis des siècles, cela ne fait pas de doute, puisque "la Terre est plate et le soleil gravite autour", conclut-elle.

Cette dernière rejette donc les lois de Newton, de Kepler et d’Einstein en raison de la faiblesse de leurs fondements, tout en proposant une nouvelle théorie conforme aux versets du coran, indique Jeune Afrique.

Voici ses conclusions quelques farfelues, vous en conviendrez :

"Toutes les données et les arguments physiques religieux ont permis de démontrer la position centrale, la fixation et l’aplatissement de la surface de la Terre, la révolution du soleil et de la lune autour d’elle. Par ailleurs, les étoiles possèdent trois rôles : décorer le ciel, lapider les diables et guider les créatures dans les ténèbres de la terre."

Son tuteur de thèse n'est autre que Jamel Touir, maître de conférence à la faculté des sciences de Sfax et ancien député à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC). Les critiques de ses collègues pleuvent depuis à son encontre, à l'image de Faouzia Charfi, physicienne et professeure à l’université de Tunis :

"Comment peut-on accepter que l’Université soit non pas l’espace du savoir, de la rigueur scientifique, mais celui de la négation de la science, celui où la science est refusée car non conforme à l’islam !"

Ou du spécialiste en gestion, Chokri Mamoghli (également universitaire) :

"C’est inacceptable, c’est inadmissible. L’ignominie rejaillit sur toute la communauté des chercheurs, sur l’Université tunisienne, sur la crédibilité de nos diplômes, sur les possibilités de recrutement de nos jeunes dans les laboratoires étrangers et même sur le pays."

Ce marasme a finalement poussé le ministère de l’Enseignement Supérieur a ouvrir une enquête, confirme par ailleurs le média.

La Rédaction

Source : Jeune Afrique

 

 

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