Tunisie : le retour des djihadistes inquiète

Publié le 13.02.2017, 0h01 par La Rédaction | 42 vues | 0 Commentaires

Tunisie : le retour des djihadistes inquiète Tunisie et menace du djihadisme

Le retour massif des djihadistes tunisiens au pays après avoir combattu dans les rangs de l'Etat islamique en Syrie et en Irak inquiète la population tunisienne. Et ce n'est pas les propos du président Essebsi qui vont changer les choses...

"Leur dangerosité, c'est du passé. Nombre d'entre eux veulent rentrer. On ne peut pas empêcher un Tunisien de revenir dans son pays, c'est la Constitution. Mais évidemment nous n'allons pas les accueillir à bras ouverts. Nous allons être vigilants."

Le chef de l'exécutif a-t-il pris la mesure d'un possible come-back de quelques 3000 terroristes (source : CETRET) ? Ses récentes déclarations soufflent en tout cas le chaud et le froid alors que les manifestations civiles fleurissent sur le territoire, notamment dans la capitale. Quant aux réseaux sociaux, ils ne sont le reflet que d'une anxiété généralisée liée à une menace invisible.

Pourtant, aucun texte ne permet d'empêcher un Tunisien de rentrer au bercail, ni de lui déchoir de sa nationalité (sauf si il est bi-national). Et si certaines personnes sont arrêtées par la suite, l'engorgement du système carcéral local pourrait sérieusement poser problème, rappelle l'expert de l'ONU, Ben Emmerson.

"Car sur les 1500 personnes actuellement en détention provisoire pour actes terroristes, moins de 10% ont été condamnées jusque-là", martèle-t-il alors qu'une autre problématique pèse largement dans la balance, la prévention insuffisante.

Une situation inacceptable, poursuit l'avocat Ridha Raddaoui, membre du CETRET : "La Tunisie doit absolument rattraper son retard sur l'accueil des proches des terroristes. Et de ceux qui se sont laissés entraîner par des prédicateurs, sans être passés à l'actes."

Ce dernier regrette par ailleurs une politique étatique à deux vitesses : "Lorsque des familles signalent leurs enfants en voie de radicalisation, ils sont envoyés en prison. Ce n'est pas une solution", conclut le magistrat. 

La Rédaction

Source : L'Express

 

 

 

 

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