Tunisie : le secteur viticole nouvel atout pour relancer le tourisme ?

Publié le 02.11.2016, 15h50 par La Rédaction | 35 vues | 0 Commentaires

Tunisie : le secteur viticole nouvel atout pour relancer le tourisme ? Tunisie : le vin nouvel atout pour relancer le tourisme ?

L'oenotourisme comme argument de séduction pour relancer le tourisme en Tunisie ? Une perspective loin d'être farfelue selon une équipe de l'AFP qui est allée à la rencontre des acteurs locaux du secteur viticole.

A l'image de M. Ben Cheikh, président de la Chambre syndicale des producteurs de boissons alcoolisés, qui croit dur comme fer dans le renouveau de cette culture ancestrale tunisienne:

"Le vin est un produit haut de gamme qui peut parler du terroir, de l'histoire. C'est un moyen de faire la promotion de notre pays, car il est riche en sites archéologiques et produits du terroir. On peut ainsi créer un tourisme culturel", affirme ce passionné, également gérant du domaine Neferis de Grombalia (à 40 km au Sud de la capitale).

Une alternative que ce dernier ne veut pas laisser passer, puisqu'il a déjà pris les devants en façonnant une "route des vins", destinée à offrir aux touristes un concept différent des circuits balnéaires classiques:

"Je souhaite la mettre à disposition des opérateurs dès l'an prochain", poursuit-il avec confiance, arguments historiques à l'appui : "La Tunisie produit du vin depuis au moins 2 800 ans. Carthage était le grenier de Rome mais aussi son cellier. Elle a connu un grand agronome, Magon, le premier à avoir laissé des traités viticoles."

Aujourd'hui, le territoire reste le garant de ce glorieux passé avec ses vieux cépages comme le carignan ou de nouvelles vignes telles que le chardonnay, le viognier ou le verdejo. Néanmoins, si le patrimoine est une chose, le potentiel en est une autre. Mais il n'y a pas de souci à se faire de ce côté-là rassure Belgacem D'Khili, l'un des piliers du secteur viticole local:

"Après un déclin post-indépendance, l'Etat a décidé à la fin des années 90 de reprendre des terres domaniales en association avec des étrangers. La Tunisie dispose aujourd'hui de sept sociétés de mise en valeur de développement agricole. Toutefois, il a fallu investir dans de nouvelles technologies allant du refroidissement durant la fermentation aux cuveries à température contrôlée", explique-t-il.

Un potentiel encore peu exploité à l'international

Au niveau des chiffres, le commerce du vin génère actuellement 88 millions de dollars annuels, dont près de 28 en recettes fiscales. Cependant, la part à l'export peine encore à décoller avec seulement 11 millions de chiffre d'affaires sur le même laps de temps.

Pour le journaliste, Tahar Ayachi, ce déficit d'image à l'étranger découle avant tout d'une absence totale de politique marketing digne de ce nom et affirme "qu'il faudrait en premier lieu relancer l'événementiel autour des vendanges, des caves pour renforcer l'attractivité touristique du secteur, car il fut un temps où on célébrait les récoltes, où on pressait le raisin sur les places des villages."

Quant à Belgacem D'Khili, il préfère évoqué de son côté "un travail de longue haleine" : "Avec la révolution (qualitative) des 20 dernières années, on a les atouts pour réussir."

La Rédaction

Source : Le Parisien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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