En Algérie, le gouvernement a modifié les conditions d’octroi de l’allocation chômage, dont le montant est passé de 15.000 à 18.000 DA net par mois en novembre 2025. Les bénéficiaires de cette aide doivent désormais valider l’inscription tous les six mois et n’ont plus le droit de refuser une offre d’emploi correspondant à leurs qualifications ni une formation visant à améliorer leurs compétences.
Légère modification. En Algérie, le gouvernement a fixé de nouvelles conditions d’octroi de l’allocation chômage, dont le montant est passé de 15.000 à 18.000 dinars (DA) net par mois en novembre 2025. Un décret publié au journal officiel le 21 janvier précise les nouvelles modalités et les nouveaux engagements des bénéficiaires.
Valider son inscription tous les six mois pour bénéficier de l’allocation chômage
Désormais, les bénéficiaires de l’allocation chômage doivent valider leur inscription tous les six mois, via la plateforme numérique dédiée à cet effet ou par la présence auprès des services de l’Agence nationale de l’emploi (Anem) de son lieu de résidence, et répondre aux convocations de l’organisme. Aussi, ils n’ont plus le droit de refuser une offre d’emploi correspondant à leurs qualifications et doivent effectuer activement une recherche de formation qualifiante ou diplômante. Le décret stipule également que les allocataires orientés vers une formation continueront de percevoir l’aide durant la période de formation.
L’aide versée mensuellement pendant une durée d’une année, renouvelable une seule fois
Par ailleurs, le décret précise que les bénéficiaires de l’allocation chômage bénéficieront des prestations en nature relatives à l’assurance maladie. Il ajoute que la quote-part due au titre de la cotisation sociale est fixée à 7 % du montant de cette allocation, et que les charges relatives à la couverture sociale en matière d’assurance maladie reste à la charge de l’Etat. En outre, le texte indique que l’allocation est versée mensuellement pendant une durée d’une année, renouvelable une seule fois. Ce renouvellement est conditionné au strict respect des obligations susmentionnées.
L’allocation chômage peut cesser d’être versée à la demande du bénéficiaire
À noter, une allocation chômage d’une (1) année supplémentaire est versée également aux bénéficiaires en activité ayant une ancienneté dans le dispositif inférieure à vingt-quatre (24) mois. Mais seulement après l’accomplissement de la période restante de la durée du bénéfice de l’allocation chômage dans la limite de deux (2) années. De son côté, l’Agence nationale de l’emploi devra identifier les primo demandeurs d’emploi et les inscrire dans un fichier national actualisé, afin de les orienter en toute souplesse et transparence. Elle a également à charge de définir les cas dans lesquels l’allocation chômage cesse d’être versée. Par exemple quand le bénéficiaire le demande ou lorsqu’il refuse une (1) offre d’emploi correspondant à ses qualifications.
Une hausse du Salaire national minimum garanti (SNMG)
Pour rappel, l’allocation chômage a été revalorisée fin novembre 2025 par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Elle est passée de 15.000 à 18.000 DA. Instaurée en 2022, l’allocation chômage vient en aide aux chômeurs, notamment les primo demandeurs d’emploi. Dans la Loi de finances 2026, le gouvernement a alloué un budget de plus de 420 milliards de dinars (3,23 milliards de dollars) à ce dispositif qui concerne plus de 2,3 millions de personnes âgées de 19 à 40 ans. Selon les chiffres officiels, 71 % des bénéficiaires sont des femmes, contre 29 % d’hommes.
En novembre, le chef de l’État a également rehaussé le Salaire national minimum garanti (SNMG), le faisant passer de 20.000 à 24.000 DA dès janvier 2026. Pour de nombreux spécialistes, cette hausse de 4.000 DA, relève davantage d’un ajustement minimal que d’un véritable rattrapage salarial, n’aura aucun impact sur le pouvoir d’achat. Celui-ci est plombé par une inflation nationale qui aurait dépassé les 9 %.



