À l’occasion du cinquième forum de l’emploi, le ministre des TIC tunisien, Sofiene Hemissi a déclaré que la Tunisie disposait aujourd’hui d’une infrastructure suffisamment robuste pour adopter et exploiter efficacement l’intelligence artificielle. Il estime que le pays se devait d’être prêt pour cette nouvelle révolution technologique car les systèmes d’IA sont devenus un moteur essentiel de l’amélioration de la qualité de vie et de l’augmentation de la productivité.
Dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique presse (TAP), en marge de la cinquième édition du forum de l’emploi, le ministre des Technologies de l’information et de la communication (TIC) tunisien, Sofiene Hemissi, a déclaré que la Tunisie disposait aujourd’hui d’une infrastructure suffisamment robuste pour adopter et exploiter efficacement les technologies de l’intelligence artificielle. Il a ajouré que le pays possède « l’ensemble des prérequis et des critères » nécessaires, y compris les standards internationaux en matière d’infrastructures numériques, pour suivre le rythme des mutations technologiques mondiales.
Un plan quinquennal de développement pour le secteur du numérique et de l’IA
Sofiene Hemissi a notamment évoqué le plan quinquennal de développement 2025-2030 pour le secteur des technologies de l’information et de la communication. Cette stratégie accorde une place centrale à l’innovation, à la digitalisation et à la modernisation des systèmes d’IA. Elle repose sur cinq piliers : le renforcement de l’infrastructure numérique dédiée à l’intelligence artificielle, le développement des compétences humaines, l’appui à l’entrepreneuriat, la mise en place d’un écosystème intégré pour l’IA et l’établissement d’un cadre réglementaire garantissant une utilisation éthique et responsable de cette technologie. La mise en œuvre de ces orientations doit simplifier les procédures, renforcer la transparence et améliorer l’attractivité de la Tunisie pour l’investissement.
La Tunisie, « un lieu pour nouer des partenariats stratégiques dans ce domaine prometteur »
Sofiene Hemissi a également révélé l’existence d’un cadre juridique, qu’il considère comme l’un des plus avancés de la région MENA (Moyen-Orient, Égypte et Maghreb). Cette réglementation, dit-il, est toujours en cours d’actualisation afin de suivre le rythme accéléré des avancées en matière d’intelligence artificielle. Fort de ces prérequis, le ministre des TIC estime que la Tunisie est en mesure « de servir de plateforme de coopération conjointe, de plateforme régionale pour la recherche et développement, et de lieu pour nouer des partenariats stratégiques dans ce domaine prometteur ». Il a annoncé de nouveaux efforts soutenus pour renforcer davantage l’infrastructure IA et garantir son adaptation aux évolutions rapides et continues du secteur.
La Tunisie manque de compétences humaines qualifiées
Sofiene Hemissi insiste toutefois sur la nécessité d’avoir des compétences humaines pour le développement du domaine de l’intelligence artificielle en Tunisie. Or actuellement, il y a un déficit de personnes qualifiées. Outre ce problème de formation, le ministre des TIC pointe l’inadaptation de la législation aux évolutions technologiques, malgré le cadre juridique annoncé. Il juge primordial de lever ces obstacles pour profiter pleinement de l’intelligence artificielle, qui promet de changer profondément l’économie mondiale. Cette technologie est devenue « un moteur essentiel de l’amélioration de la qualité de vie et de l’augmentation de la productivité », a-t-il ajouté.



