Le ministère des énergies algérien a annoncé début avril de nouvelles mesures pour protéger les consommateurs des coupures d’électricité brusques en cas d’impayés. Désormais, les fournisseurs ne sont plus autorisés à interrompre le service après une seule facture impayée, mais après deux au minimum. Et même dans ce cas, ils devront obligatoirement envoyer des notifications et des avertissements préalables avant toute action.
Avec les bailleurs intransigeants et peu conciliants, les coupures d’électricité sont la grande hantise de tout locataire. Faute d’argent, les factures peuvent rapidement s’accumuler. Personne n’aime se retrouver délibérément dans cette situation, même si certaines gens jouent de malhonnêteté. En Algérie, le ministère de l’énergie et des énergies renouvelables a annoncé de nouvelles mesures pour protéger les consommateurs en difficultés. Désormais, les fournisseurs ne sont plus autorisés à interrompre le service après une seule facture impayée, mais après deux.
Des avis et des avertissements à envoyer désormais avant toute coupure d’électricité
En vertu des nouvelles règles, les producteurs et distributeurs devront aussi obligatoirement envoyer des avis et des avertissements préalables avant toute action. Ces mesures sociales sont une réponse à une question écrite du député Belalem Ahmed, qui a interpellé les autorités sur les coupures soudaines d’électricité affectant de nombreux ménages. Son intervention fait suite au dépôt de plusieurs plaintes et réclamations par des citoyens dans de différentes provinces du pays, durant les précédents mois. Les clients jugent les interruptions abusives ou trop rapides (sans délai suffisant pour régulariser leur situation).
L’accès stable à l’électricité, un service essentiel au quotidien
Dans sa réponse au député Belalem Ahmed, datée du 25 mars 2026, le ministre de l’énergie et des énergies renouvelables Mourad Adjal a précisé que la reforme prend en compte les réalités sociales de nombreux foyers, tout en veillant à la continuité du service public. Il a également insisté sur la nécessité de concilier les obligations de paiement des usagers avec leur droit à un accès stable à l’électricité, un service essentiel au quotidien.
Le ministre a ajouté que cette décision s’inscrit dans une démarche visant à instaurer un équilibre entre les droits des consommateurs et les exigences économiques liées à la gestion du réseau électrique. En d’autres termes, il fallait garantir un service fiable et de qualité pour l’ensemble des citoyens, tout en assurant la viabilité financière des opérateurs.
Sonelgaz va appliquer ces nouvelles mesures malgré le lourd passif
Sonelgaz, qui avait pourtant assuré quelques mois plus tôt que la période de grâce était terminée pour les clients, a assuré qu’il mettra en œuvre les nouvelles règles. Le groupe de production et de distribution algérien a également pris l’engagement d’améliorer la communication avec les consommateurs et de renforcer les mécanismes d’alerte en cas de panne potentielle. Notons que la reforme intervient dans un contexte financier tendu pour le gestionnaire national.
À la fin du premier semestre 2025, les créances impayées ont atteint près de 203 milliards de dinars, dont 99 milliards DA pour les ménages et clients privés, et 52 milliards DA pour le secteur public. Malgré cette lourde ardoise, la compagnie privilégiait les solutions amiables, avec l’échelonnement des paiements pour les clients en difficulté. D’autres entreprises publiques (SEAAL, Algérie Télécom) en font de même.



