La Tunisie veut se remettre la tête à l’endroit, à la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord. Après la claque reçue dimanche soir face à la Suède (5-1), la Fédération tunisienne de football a limogé le sélectionneur national Sabri Lamouchi et l’a remplacé par Hervé Renard. Bien connu en Afrique, le technicien français a pris ses fonctions dès mardi pour préparer les matchs à venir face au Japon et aux Pays-Bas.
La Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Mexique) a démarré le jeudi soir par la rencontre Mexique -Afrique du Sud. Si les nations africaines à avoir déjà joué ont eu un résultat plutôt honorable, même dans la défaite, ce n’est pas le cas de la Tunisie. Les Aigles de Carthage ont pris une gifle dimanche soir à Monterrey, face à la Suède (5-1), avec notamment des buts de Viktor Gyökeres, Mattias Svanberg et Yasin Ayari, joueur d’origine tunisienne.
La Tunisie poursuit l’aventure avec Hervé Renard
Dans la foulée de cette humiliation, la Fédération tunisienne de football a annoncé le limogeage du sélectionneur national Sabri Lamouchi, nommé en janvier dernier après le fiasco de la CAN, en remplacement de Sami Trabelsi. L’ex international français (12 sélections avec les Bleus) d’origine tunisienne avait un contrat qui courait jusqu’à 2028.
Mais l’aventure s’arrête là pour lui, après seulement un match dirigé sur le banc des Aigles de Carthage dans cette Coupe du monde. Un autre entraîneur français, Hervé Renard, lui succède pour finir la compétition. Celui-ci est arrivé dès mardi à Monterrey (Mexique), où il dirigera la première séance d’entraînement avec l’équipe ce mercredi.
Hervé Renard, le nouveau « sorcier blanc » d’Afrique
Pour assurer l’intérim de Sabri Lamouchi, le nom de l’ancien sélectionneur Mondher Kebaier (entre 2019 et 2022) et celui de l’adjoint actuel Wahbi Khazri avaient d’abord été annoncés. Mais c’est finalement Hervé Renard qui prend le relais. Le technicien français est très connu en Afrique. Il a notamment entraîné les équipes nationales de Côte d’Ivoire et de la Zambie, avec lesquelles il a remporté la CAN en 2015 et 2013.
« L’homme à la chemise blanche » va disputer sa première rencontre sur le banc de la Tunisie dimanche soir contre le Japon, avant de conclure les phases de poule contre les Pays-Bas le 25 juin. Il travaillera avec son équipe, composée de Nicolas Baudoin, analyste vidéo, de David Barriac, préparateur physique, et de Gilles Le Floch, entraîneur des gardiens. Wahbi Khazri reste à son poste jusqu’à la fin de la compétition.
Sabri Lamouchi, « le parfait bouc émissaire pour un foot tunisien en crise structurelle »
Pour beaucoup d’observateurs du football, le limogeage de Sabri Lamouchi n’a aucun sens car la défaite n’est pas de son seul fait. Ce serait le résultat de la défaillance générale. « Lamouchi a peut-être fait des erreurs. Mais, il est le parfait bouc émissaire pour un foot tunisien en crise structurelle », a analysé Nabil Djellit, consultant sur Canal+.
Des internautes pensent aussi que le virer à ce moment précis ne fera que mettre une pression supplémentaire sur les joueurs. Quoiqu’il en soit, une chose est sûre : la Tunisie s’est vue trop belle, après avoir fait un parcours sans faute lors des qualifications pour le Mondial.
La Tunisie a hérité d’une poule faible pour les qualifications du Mondial
En effet, les Aigles de Carthage ont dominé le groupe H pour valider leur billet pour la Coupe du monde 2026. Ils ont obtenu leur qualification sans concéder le moindre but sur l’ensemble des matchs qualificatifs. Il faut toutefois noter que ce groupe se composait de petits poucets, de la Guinée équatoriale, de la Namibie, du Liberia, du Malawi et de Sao Tomé-et-Principe.
Sans manquer de respect à ces nations, elles sont très faibles et ne comptent pas dans le football africain. On aurait été admiratif devant la Tunisie si elle avait réalisé le même exploit devant des équipes un peu plus relevées comme le Mali, le Gabon, le Burkina Faso, le Bénin ou l’Angola. Bien sûr, des équipes comme le Cameroun sont tombées face à des nations plus petites comme le Cap Vert. Mais il faut relativiser le parcours tunisien avant ce Mondial.



